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	<title>Hell&#039;s Kitchen &#187; marylin monroe</title>
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		<title>REBECCA TUITE ET LE STYLE VASSAR</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 23:03:08 +0000</pubDate>
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Deux bonnes années à se manger du tradi-tradi comme des béni-oui-oui.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-12534" title="4. mademoiselle, bermudas on library steps copy" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2011/02/4.-mademoiselle-bermudas-on-library-steps-copy.jpeg" alt="" width="500" height="528" /></p>
<p>Deux bonnes années à se manger du tradi-tradi comme des béni-oui-oui.<br />
Ce fut une boulimie, c&#8217;est une indigestion.<br />
Marre de voir des photos jaunies des tontons de droite se réincarner en vrai sur de jeunes cons.<br />
On en a soupé.<br />
Par contre, le look Ivy est connoté inversement dans la gente opposée.<br />
Eh oui, pour une fois, on va parler fille, pas playmate, jeune femme et pas nénette.</p>
<p>Bienvenue à Vassar dans les années 1950, faculté &laquo;&nbsp;pour filles&nbsp;&raquo;. Filles de et filles à.<br />
Formation d&#8217;élite pour jeunes socialites devenue berceau proto-féministe.<br />
Looks de garçons conservateurs pour affirmer leur progressisme et rompre avec le cliché de la modeuse fille à papa qui finira femme au foyer.</p>
<p>Or personne ne parle aujourd&#8217;hui mieux de ces anciennes étudiantes qu&#8217;une ancienne étudiante, aujourd&#8217;hui doctorante, dont le sujet est <em>Vassar style : fashion, feminism and 1950s American Media</em>.<br />
<a href="http://rebeccatuite.com/" target="_blank">Rebecca Tuite</a>.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-12521" title="Rebecca-034" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2011/02/Rebecca-034.jpeg" alt="" width="500" height="636" /></p>
<p><strong>Peux-tu te présenter et nous expliquer comment tu en es venue à poursuivre tes études à Vassar College et donc vivre sur les lieux où est né ce style dont tu as fait l&#8217;objet de ta recherche ?</strong></p>
<p>Je suis originaire de Londres où j&#8217;ai obtenu une licence en Littérature anglaise. J&#8217;étudiais alors à l&#8217;Université d&#8217;Exeter et l&#8217;opportunité de passer un an à Vassar College dans le nord de l&#8217;État de New York s&#8217;est présentée, et je l&#8217;ai saisie.<br />
Je crois que mes premiers souvenirs de Vassar remontent à mon enfance et aux films classiques que je regardais à cette époque. J&#8217;ai regardé <em>Certains l&#8217;aiment chaud</em> je ne sais même plus combien de fois. Tout au long de mes années lycée, j&#8217;étais passionnée aussi par la période Kennedy des USA ce qui fait que j&#8217;étais au courant du lien entre Jackie Kennedy et Vassar.<br />
Plus tard, j&#8217;ai découvert <em>The Group</em> (ndlr : <a href="http://www.imdb.com/title/tt0060479/plotsummary" target="_blank">film</a> jamais distribué en France) ainsi que les références faites par Ava Gardner dans <a href="http://www.hellskitchen.fr/2010/08/19/safaristory/" target="_blank"><em>Mogambo</em></a>, ou dans <em>Sabrina</em> aussi. J&#8217;ai également beaucoup lu sur Jane Fonda et donc eu vent de cette rumeur selon laquelle elle était venue au Rose Parlor pour le thé en portant des gants et des perles pour seuls vêtements, mais cette histoire est fausse, évidemment ! Je connaissais donc, ne serait-ce que vaguement, Vassar&#8230; mais principalement grâce à ces références stéréotypées et la renommée de l&#8217;école.</p>
<p>C&#8217;est seulement une fois mes études commencées, que mon besoin de comprendre les origines et raisons de ces stéréotypes s&#8217;est exacerbé. J&#8217;ai vraiment pris conscience de l&#8217;importance de la &laquo;&nbsp;Vassar girl&nbsp;&raquo; dans la culture populaire et je voulais savoir de quelles façons cette image s&#8217;était construite, afin d&#8217;avoir une vision plus fouillée que celle fabriquée par Hollywood.</p>
<p>J&#8217;ai bien sûr travaillé pour des magazines de Mode et ces expériences n&#8217;ont fait qu&#8217;exacerber cet intérêt pour le style &laquo;&nbsp;Vassar Girl&nbsp;&raquo;. Lorsque j&#8217;étais à <em>Harper&#8217;s Bazaar</em> et <em>Teen Vogue</em>, je passais toujours du temps dans les archives de <em>Hearst</em> et <em>Condé Nast</em> pour feuilleter les anciens numéros et j&#8217;ai ainsi pu collecter les mentions, les articles, les séries photo parlant de Vassar et de ses étudiantes au travers du temps. Car c&#8217;est incroyable, l&#8217;influence que les étudiantes de cette faculté ont pu avoir (et d&#8217;une certaine façon, ont encore) en tant que mannequins ou rédactrices dans la mode et plus généralement la presse féminine. Toutes ces photocopies, notes et images furent donc ma première base de travail afin de débuter ma recherche.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-12518" title="mira and friends copy" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2011/02/mira-and-friends-copy.jpeg" alt="" width="500" height="356" /></p>
<p><strong>Comment Vassar est devenu l&#8217;équivalent <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Seven_Sisters_(colleges)" target="_blank">Seven Sisters</a> de Princeton ? Quels sont d&#8217;après toi, les facteurs qui ont permis de créer ce terreau sur lequel a poussé cette culture ?</strong></p>
<p>Tu sais, je pense qu&#8217;il y a plusieurs raisons. Historiquement, le fait que Vassar fut le premier College à offrir une éducation du même standing qu&#8217;Harvard ou Yale a joué un rôle important : immédiatement, les étudiantes de Vassar sont devenues les coqueluches des médias avec leurs coiffures, leurs choix de tenues, leurs aspirations à la fois professionnelles et personnelles… leurs faits et gestes nourrissaient la presse nationale à l&#8217;époque. Et cela se passait au XIXè siècle, ce sont les racines de la &laquo;&nbsp;Vassar Girl&nbsp;&raquo;, son ancrage dans la culture populaire (même si, bien sûr, la robe à cerceaux a laissé sa place au bermuda dans la représentation iconographique de la &laquo;&nbsp;Vassar girl&nbsp;&raquo; au XXè siècle). Les quotidiens nationaux et les premiers périodiques sont remplis de longs articles discutant de la manière dont les étudiantes de Vassar s&#8217;habillaient et cela a façonné le regard porté par la population sur cette communauté estudiantine où un certain style était cultivé.</p>
<p>Pour recentrer la discussion sur le style Vassar et sa place au sein de la Ivy League et des Seven Sisters dans une optique plus contemporaine, Vassar a cette chance d&#8217;être séparée géographiquement des autres universités et plus spécifiquement des autres membres de la Ivy, tout en en faisant partir de ce cercle d&#8217;élite et exclusif que sont les Seven Sisters. Princeton, Yale et Harvard ont développé, sur leurs campus respectifs, un style unique dont le code avait été développé par les étudiants eux-mêmes, tout en associant ce style à celui, plus large, de la Ivy League. De la même manière, Vassar était assez éloigné pour que ces étudiantes puissent jouer avec la culture du style Ivy, en adopter certains de ces éléments qu&#8217;elles avaient pu voir sur leurs frères et leurs pères tout en pouvant le redéfinir et ainsi se l&#8217;approprier.</p>
<p>Même si l&#8217;idée que la frange la plus aisée des étudiantes pouvait se permettre une vie et un style plus luxueux, ce qui contribua d&#8217;ailleurs à l&#8217;image du style Vassar, la majorité des étudiantes n&#8217;était pas intéressé par le style &laquo;&nbsp;Vassar girl&nbsp;&raquo; dont les médias raffolaient, cette image de la débutante, la socialite en <em>Lanvin</em> et <em>Dior</em>. Elles préféraient s&#8217;habiller plus librement et peut-être donc de façon plus casual et moins formelle que beaucoup s&#8217;imagine, tout en exerçant une fascination similaire sur la la population qui se mit à imiter ce style.</p>
<p><strong>Ton sujet de thèse, sujet de ton futur livre, parle aussi du féminisme : penses-tu qu&#8217;adopter ce style un peu garçon manqué, similaire à leurs pairs masculins, était une façon pour elles d&#8217;affirmer une nouvelle féminité, plus émancipée d&#8217;une certaine manière ? </strong></p>
<p>J&#8217;ai prêté beaucoup d&#8217;attention à la façon dont le vestiaire masculin était utilisé par le style Vassar dans les années 1950 et le fait que de nombreuses jeunes filles aimaient clairement s&#8217;habiller selon un style proche de leurs frères, membres de la Ivy League, est vraiment intéressant. Elles vivaient, d&#8217;une certain façon, la même expérience que leur parentèle masculine avait connu et apprécié : acheter une garde-robe pour l&#8217;Université dans un magasin comme <em>Brooks Brothers</em>. Le prêt-à-porter masculin était statutaire : c&#8217;était un autre signe extérieur affirmant qu&#8217;elles étaient, académiquement, les égales des étudiants Ivy, vis à vis de leur famille et de toute la société.</p>
<p>Quant à la question de l&#8217;émancipation ou de la nouvelle féminité&#8230; ce sujet a été l&#8217;objet d&#8217;une long débat au milieu du siècle dernier qui s&#8217;est conclu finalement sur l&#8217;idée que si les étudiantes de Vassar portaient des jeans ou des chemises d&#8217;homme, c&#8217;était une sorte de geste montrant leur &laquo;&nbsp;bohémianisme&nbsp;&raquo;, leur &laquo;&nbsp;libération&nbsp;&raquo; ou leur &laquo;&nbsp;rébellion&nbsp;&raquo;, avant de finir par fonder un foyer. C&#8217;était donc une liberté de conditions, permettant aux étudiantes de se concentrer pleinement sur leurs formations et créant un climat d&#8217;égalité sur le campus durant la semaine dégagé de tout &laquo;&nbsp;dress code&nbsp;&raquo; (seul la jupe était obligatoire pour le dîner), mais je ne pense pas que cela signifiait une émancipation totale de la femme ni une égalité des droits. Les années 1950 sont pré-féministes et si effectivement il était possible de discerner des ébauches des changements à venir, la marche vers l&#8217;égalité était loin d&#8217;être finie.</p>
<p>Finalement, je pense que l&#8217;adoption du style inspiré par le prêt-à-porter masculin avait pour but de mettre sur un pied d&#8217;égalité les étudiantes avec leurs pairs membres de la Ivy tout en leur donnant un sentiment de liberté et d&#8217;apaisement, leur permettant de mieux se concentrer sur leurs études la semaine, ce qui était pour elles, primordiale malgré tout.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-12524" title="seam fix copy" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2011/02/seam-fix-copy.jpeg" alt="" width="500" height="283" /></p>
<p><strong>Sur un plan plus vaste, l&#8217;implication des femmes dans la gestion de l&#8217;arrière durant la Seconde Guerre Mondiale, la preuve par la pratique qu&#8217;elles étaient tout aussi qualifiées que leurs maris pour le travail à l&#8217;usine ou ailleurs, n&#8217;a-t-elle pas aussi été l&#8217;élément déclencheur de la libération de la femme au niveau de la société en son entier, indépendamment des mouvements internes à l&#8217;élite sociale dont les jeunes exemplaires féminins pouvaient se retrouver à Vassar ?</strong></p>
<p>Avec la Seconde Guerre Mondiale, l&#8217;attitude vis-à-vis du travail des femmes a effectivement commencé à changer. Bien sûr, Vassar était fréquenté par les meilleures élèves du pays, leurs diplômées repoussaient donc toujours les limites d&#8217;un point de vue professionnel. Vassar, parmi ces diplômées, a toujours eu des docteurs, avocates, écrivains ainsi que des représentantes dans le monde des affaires et de l&#8217;académie, autrement dit : nombreuses sont celles qui ont eu une carrière professionnelle.</p>
<p>Cependant, les diplômées de Vassar dans les années 1950 faisaient encore face à un sexisme consternant, ainsi qu&#8217;à la discrimination sur leur lieu de travail. Et la question &laquo;&nbsp;Que faire après l&#8217;université ?&nbsp;&raquo; était encore centrale tout au long de la décennie. La plupart des étudiantes ressentaient toujours la pression sociale au sujet du mariage et de la fondation d&#8217;un foyer : en 1951, une étude démontrait que 95% des étudiantes de Vassar souhaitaient se marier et avoir des enfants avant l&#8217;âge de trente ans alors que seulement 15% envisageaient une carrière à temps plein au même âge.</p>
<p><strong>Je me souviens avoir lu Bruce Boyer affirmer que le style Ivy était un moyen pour les jeunes démobilisés de montrer leur volonté de réintégration au sein de la société du costume gris… le style Vassar a-t-il eu un rôle similaire pour les femmes, mais véhiculant à l&#8217;opposé leur désir de faire évoluer le rôle classique de la Femme occidentale ? </strong></p>
<p>Je pense que ce style, sur le campus tout du moins, mettait en avant un sens de l’indépendance, comme une diplômée des années 1950 le soulignait : « je m’habillais pour signifier mon intelligence ». Dans la lignée de leurs excellentes études, les diplômées voulaient poursuivre une carrière du même acabit, mais nombreuses étaient celles qui ne connaissaient alors pas les rouages et qui avaient conscience qu’on attendait d’elles de devenir des mères et femmes au foyer.<br />
Oui, le look Vassar sur le campus était casual, extrêmement influencé par le placard masculin et donnait l’impression d’un style facile à porter, pas trop réfléchi, approprié et symbolisant le lien avec la Ivy League.</p>
<p>Cependant et je répète, la robe était toujours obligatoire pour les dîners et ce, jusqu’en 1969, lorsque Vassar devînt mixte. Ceci souligne les défis auxquels devaient alors faire face les femmes à cette époque : c’était une période encore traditionnelle et les évolutions aussi bien dans le monde du travail que dans la société de façon plus générale, trouvaient un certain écho sur le campus mais les us et coutumes d’un style plus féminin étaient encore très présents.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-12519" title="Ph.f15.42 Blazer Bermudas &amp; Ivy 1951 copy" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2011/02/Ph.f15.42-Blazer-Bermudas-Ivy-1951-copy.jpeg" alt="" width="500" height="630" /></p>
<p><strong>Selon toi, quel impact ce style a eu sur la définition du genre féminin dans l’Amérique des années 1950 ? Comment ces jeunes femmes étaient-elles perçues par la société américaine ?</strong></p>
<p>Je pense que le style porté sur le campus de Vassar a eu un impact  important sur la façon dont s’habillaient les jeunes femmes dans les années 1950. Il y avait certes le style générique de l’étudiante universitaire mais il est évident que celui de Vassar a connu une attention toute particulière. Il était représentatif d’une génération nouvelle et fascinante de femmes et cette époque fut le paroxysme de sa popularité et de son attractivité. Selon moi, le style Vassar a connu son heure de gloire peu avant celle de l’Ivy, mais ce n’est que mon opinion. D’une certaine manière, le style 50‘s Vassar cristallisait la totalité du féminisme encore nouveau : attitudes envers le travail, la carrière, le mariage, l’indépendance, les hommes, l’égalité. Il était un mélange entre l’ancien et le nouveau, à la fois tradition et innovation, dans la façon dont la garde-robe masculine rencontrait celle plus preppy et traditionnelle de la femme, tout en s’ancrant dans le glamour et les robes de l’époque lors des cérémonies.</p>
<p>Quant à la perception des étudiantes de cette université, je dirais que le sentiment prédominant était celui du respect. Ces jeunes femmes étaient exceptionnellement douées aussi bien intellectuellement qu’académiquement, elles évoluaient dans une faculté à laquelle on portait beaucoup d’attention. Ce qui est particulièrement intéressant à cette époque est l’impact du stéréotype «fille de Vassar» qui circulait largement dans la culture populaire américaine et ses médias. Elles étaient catégorisées comme snobs, socialites et autres quolibets du genre, ce qui n’était finalement qu’une exagération de la réalité. Certes, il y avait des étudiantes nanties, des filles de personnes publiques importantes, mais ce n’était qu’une vision partielle.</p>
<p><strong>J’ai vu que tu étais allée à la réunion des diplômées de 1951 : est-ce que ces femmes réalisent aujourd’hui l’influence qu’elles ont eue sur les Américaines à cette époque ?</strong></p>
<p>Oui, j’en ai profité pour organiser des groupes de discussions et c’était fascinant. J’ai l’impression que c’est seulement maintenant, avec du recul, qu’elles réalisent l’influence cruciale qu’elles ont eu sur leurs contemporaines. Une diplômée, à ce sujet, lors d’une discussion sur les carrières des étudiantes de Vassar me disait : « nous repoussions déjà le plafond de verre alors que le terme n’existait pas encore. » Et c’est une définition exacte de ce qu’il se passait : avant le féminisme, les jeunes femmes de Vassar avaient défini un style vestimentaire, une volonté de carrière alliée à celle d’une famille.</p>
<p>Je pense que la plupart des étudiantes étaient vaguement conscientes que leur style influençait les Américaines de leur âge, notamment parce que les premières étaient souvent enrôlées pour jouer les mannequins dans les magazines de Mode, pour servir de panel dans des grands magasins et autres choses dans le genre. Lorsqu’elles quittaient le cocon culturel du campus, elles le réalisaient particulièrement bien, notamment car leur style les précédait presque : leurs employeurs, nouveaux amis et partenaires avaient une idée préconçue de celui-ci, principalement nourri par les médias et qui n’était d’ailleurs pas toujours favorable.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-12520" title="Production Still fashion-addict.matters.com copy" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2011/02/Production-Still-fashion-addict.matters.com-copy.jpeg" alt="" width="500" height="745" /></p>
<p><strong>Ta thèse aborde la place des médias américains au sujet de ce style. Le stéréotype de la Vassar girl est très ancré dans la culture populaire (<em>Certains l’aiment chaud, Le Mur invisible, Les Simpsons, American Dad</em>, etc.), comment les médias ont réagi à ce style qui finalement rompait avec l’ancien ?</strong></p>
<p>Après presque cent ans à véhiculer l’image snob de la Vassar girl s’habillant avec les plus belles robes de soirées, fourrures et bijoux, cette nouvelle simplicité vestimentaire des années 1950 n’a pas été bien accueillie, et a même choqué la plupart du temps. Pour ceux qui étaient étrangers au campus, il était facile d’imaginer les étudiantes de Vassar vivant dans le luxe ; un article affirmait même qu’elles avaient une vie de princesse, avec majordome, cuisine personnelle et dressing ! Ce grand écart entre le mythe et la réalité prenait probablement ses racines dans une simple loi économique de marché :  les ensembles <em>Lanvin</em>, les robes <em>Oleg Cassini</em>, les manteaux de vison, les talons, et autres perles et maquillages étaient un marché beaucoup plus porteur que celui des jeans, bermudas et chemises empruntées à papa !</p>
<p>Mais, dans la seconde moitié des années 1950, certains magazines, plus jeunes, ont commencé à délaisser le mythe pour la réalité, et le vrai look Vassar a alors été plus marketé auprès des étudiantes. Il a alors eu une connotation plus positive, représentant les étudiantes talentueuses et non des «socialites.»</p>
<p><strong>Tu as récemment écrit sur le rôle de <em>Brooks Brothers</em> au sein de cette communauté et plus spécifiquement sur leur service particulier proposant aux nouvelles étudiantes le « right look on and off-campus ». Penses-tu que ce sont les étudiantes qui ont justement fait réaliser à cette marque l’existence d’un marché féminin insatisfait ?</strong></p>
<p>Oui, mais c’était un développement de marché inévitable à cette époque. Les étudiantes appréciaient l’image véhiculée par les vêtements <em>Brooks Brothers</em> qui était, qui plus est, une autorité dans le style Ivy. Je suis certaine qu’ils ont développé la ligne pour des raisons allant au-delà de la demande provenant des étudiantes de Vassar, mais ces dernières ont eu un rôle important : elles étaient la clientèle-cible.</p>
<p>Malgré cela et le développement des lignes féminines chez d’autres marques, nombreuses étaient les femmes, et pas seulement de Vassar, qui continuaient à s’habiller chez les hommes. Il y a beaucoup à dire au sujet de l’authenticité de ce style, mais à Vassar, la garde-robe masculine n’a pas perdu son statut immédiatement et les lignes féminines sont devenues une alternative supplémentaire pour ces jeunes filles.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-12555" title="17063a542af36c05_landing" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2011/02/17063a542af36c05_landing.jpg" alt="" width="500" height="500" /></p>
<p><strong><em>Brooks Brothers</em> était-elle la marque-pilier de cette communauté ? Qu’en était-il des autres enseignes masculines du même style, comme <em>J. Press</em> ou <em>Bass</em> ?</strong></p>
<p><em>J.Press</em> a effectivement lancé brièvement une ligne pour femmes à cette époque (brièvement, car elle n’a pas duré) et il y a d’ailleurs de très beaux catalogues des collections de cette ligne. Il est très probable que des étudiantes de Vassar en aient porté dans les années 1950. C’était, encore une fois, une réponse à ces étudiantes envahissant leurs magasins à la recherche des plus petites tailles. De nombreuses jeunes femmes portaient des vêtements achetés dans les magasins de Nassau St. ou autres échoppes de New Haven, généralement fréquentées par les hommes parce que les hommes de leur famille y allaient. Mais oui, <em>Brooks Brothers</em> était clairement, si ce n&#8217;est la plus populaire, au moins une des plus appréciées du style du campus.</p>
<p>D’autres marques étaient populaires comme <em>Peck &amp; Peck</em> (particulièrement pour leur bermudas Black Watch, preuve évidente de l’inspiration Ivy), les chemises<em> Liberty</em>, les chaussures <em>Capezio</em> et les grands magasins comme <em>Lord &amp; Taylor, B. Altman</em> et autres du genre… En revanche, il était impératif de connaître les marques et vêtements portés à Vasar afin de n’acheter que ça et ne pas se laisser convaincre par une vendeuse d’acheter autre chose…</p>
<p><strong>Comment le style de Vassar a évolué ensuite ? Le style hippie est arrivé progressivement sur le campus dans les années 1960, non ?</strong></p>
<p>Les choses ont effectivement commencé à changer dans les années 1960 et les robes portées sur le campus en étaient la preuve. Lors des premières années de cette décennie, peu de choses se sont modifiées même si le denim s’est petit à petit imposé, tout comme la silhouette si typique de cette décade. Je pense que ce qui a enterré le style dit Vassar est l’ouverture de l’université aux garçons : l’équilibre était alors rompu, c’était une nouvelle ère pour Vassar et l’Amérique. L’évolution fut douce, ce style si typique était encore porté par des étudiantes dans les années 1960. D’ailleurs, lors de pourparlers au sujet d’une fusion potentielle avec Yale au début de la décennie, de belles photos ont été prises montrant des étudiantes partisanes de cette idée portant bermudas et blazers.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-12550" title="scarf-and-suit-with-her-date-from-vogue-1954" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2011/02/scarf-and-suit-with-her-date-from-vogue-1954.jpg" alt="" width="500" height="588" /></p>
<p><strong>Tu as aussi écrit au sujet de cette pratique signifiante qu’est l’écharpe et le passant de chemise dans les relations amoureuses. Cette pratique, autour de l’écharpe, est ensuite devenue plus générale, indiquant plus le rattachement au campus et une certaine classe sociale qu’à une personne. Y a-t-il eu d’autres pratiques de ce genre, notamment pour exhiber l’appartenance à des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sorority" target="_blank">sororités</a>, ou autres groupe ?</strong></p>
<p>Vassar n’a jamais eu de sororités et c’est probablement une des raisons qui me fait apprécier cette faculté. Effectivement, cette écharpe signifiait un certain statut et une appartenance. Il existait aussi des bijoux montrant l’appartenance mais aussi la solidarité au sein du campus, comme la bague en or d’étudiante marquée d’un logo «VC» entrelacé et que les étudiantes obtenaient lors de l’obtention de leurs diplômes. Il existait aussi un blazer officiel, très populaire, durant la décennie 1950, fabriqué en laine grise avec le logo «VC» brodé sur poche au niveau de la poitrine. Les étudiantes appréciaient alors de porter des objets au logo Vassar. Les universités Ivy avaient leurs vestes club, leurs blazers sport, leurs vestes de country club, les sweaters avec le logo brodé, équivalent des objets produits par l’université. Cela a vraiment aidé à développer un esprit de faculté.</p>
<p><strong>Merci <a href="http://rebeccatuite.com/" target="_blank">Rebecca</a>.</strong></p>
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		<title>ANATOMIQUE BOMBE</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 15:09:17 +0000</pubDate>
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C&#8217;est chelou.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10455" title="lili_in_bohemia_01" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/lili_in_bohemia_01.jpg" alt="" width="500" height="839" /></p>
<p>C&#8217;est chelou.<br />
On fait dans l&#8217;Eros de façon hebdo, et pourtant jamais on ne vous a présentés de vraies travailleuses du sexe.<br />
Pas des péripatéticiennes phéniciennes comme à Alexandrie, sandales marquées avec leurs initiales afin de pouvoir être retrouvées par leurs clients chéris.<br />
Ni de Marie-Madeleine, pétasse de Jésus qu&#8217;il n&#8217;a jamais pétée, à ce qu&#8217;on dit.</p>
<p>Non, jamais on ne vous a parlés de strip-tease.<br />
C&#8217;est chelou.<br />
Mais ce jour est enfin arrivé, le jour de l&#8217;effeuillage.</p>
<p>Less is more.</p>
<p>Alors, non ce ne sera pas Betty, on est trop à la Page pour ça…<br />
Ni Dita Von Teese, on est plutôt <em>San Pellegrino</em>.</p>
<p>Dis bonjour à Lili St-Cyr.</p>
<p>Elle naît pendant le Chemin des Dames dans un bled de Vikings et de nains métisses adeptes du violet.<br />
Autrement dit : Minneapolis, en 1917.</p>
<p>Comme d&#8217;hab&#8217;, direction Californie, Pasadena exactement.<br />
Comme d&#8217;hab&#8217;, le ballet.<br />
À croire que toutes les <a href="http://www.hellskitchen.fr/2010/11/16/barbara-bouchet/" target="_blank">pépés gaulées</a> sont passées par ces deux stades.<br />
Comme un pédigrée prérequis pour se voir adjuger une place pour l&#8217;éternité.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10465" title="34cyr" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/34cyr.jpg" alt="" width="500" height="410" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10459" title="blonde_ambition" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/blonde_ambition.jpg" alt="" width="500" height="857" /></p>
<p>Elle rentre dans la troupe de danseuses du Florentine Gardens.<br />
Elle veut du cash money et pour cela, elle est prête à se dénuder.<br />
Deux ans plus tard, The Music Box, son début.<br />
La rate se rate mais le taulier lui fait confiance, il a compris que sa frimousse valait le coup de pouce.</p>
<p>Et sa frimousse fait mouche.<br />
Willis Marie Van Schaak devient enfin Lili St Cyr et quitte Hollywood pour aller réchauffer nos cousins &laquo;&nbsp;je me souviens&nbsp;&raquo; à Montréal.<br />
Consécration, elle est grassement payée pour dénuder sa menue anatomie.<br />
Ou plutôt la rhabiller.</p>
<p>Aux USA comme au Canada, le strip-tease est en effet encadré par une loi contraire à l&#8217;effeuillage : une danseuse ne peut quitter la scène avec moins de vêtements que lors de son entrée.<br />
Lili est jolie. Lili est maligne : elle détourne la loi, entre sur scène nue dans une baignoire transparente pleine de mousse et se rhabille pour finir un robe du soir noir.<br />
Tout est setté, pensé, comme ce string ficelle s&#8217;envolant dans l&#8217;air devenu obscur, signe de clôture de son show.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10450" title="p-burlesque_Lili_St_Cyr05" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/p-burlesque_Lili_St_Cyr05.jpg" alt="" width="500" height="605" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10448" title="tumblr_l6bnsoqCDH1qb2uhao1_500" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/tumblr_l6bnsoqCDH1qb2uhao1_500.jpg" alt="" width="500" height="632" /><br />
<br />
Poursuivie par le clergé québécois, par des clients se la jouant prudes après avoir balancé des billets pour voir des poulettes à oil-pé… acnée moraliste.<br />
Lili, elle, s&#8217;est blindée d&#8217;oseille, des sous pour oublier les soucis.</p>
<p>Multiples tentatives de suicide causées par la haine de soi, de son emploi et une série de mariages foirés&#8230;<br />
Et aussi une carrière ciné ratée.<br />
Seconds rôles dans <em><a href="http://www.imdb.fr/title/tt0051978/" target="_blank">Les Nus et les Morts</a></em> et dans <em><a href="http://www.imdb.fr/title/tt0048642/" target="_blank">Le Fils de Sinbad</a></em>.<br />
Coincée dans des personnages de fille dénudée&#8230;</p>
<p>Paraît qu&#8217;elle prend de l&#8217;héro, qu&#8217;elle avorte plusieurs fois, qu&#8217;elle a couché avec Marylin, qu&#8217;elle aussi prend trop de sleeping pills&#8230;</p>
<p>Rançon de la gloire&#8230;.</p>
<p>Elle finira seule dans son appartement hollywoodien avec ses chats, à vendre de la lingerie féminine à des maris coquins.<br />
Marché qu&#8217;elle connaissait bien.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10460" title="Lili_St_Cyr_Lingerie_Ad_1964-717x1024" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/Lili_St_Cyr_Lingerie_Ad_1964-717x1024.jpg" alt="" width="500" height="714" /></p>
<p>Elle meurt à 80 ans en 1999 d&#8217;un arrêt cardiaque, oubliée par le revival burlesque des années 1990.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10462" title="LiliStCyr-FurRug" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/LiliStCyr-FurRug.jpg" alt="" width="500" height="405" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10461" title="Lili_St._Cyr-216074" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/Lili_St._Cyr-216074.jpg" alt="" width="500" height="617" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10463" title="48750_01_lg" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/48750_01_lg.jpg" alt="" width="500" height="761" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10458" title="chaosthemewtwobyyodanapz9" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/chaosthemewtwobyyodanapz9.jpg" alt="" width="500" height="624" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10457" title="chaosthemewtwobyyodanawt4" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/chaosthemewtwobyyodanawt4.jpg" alt="" width="500" height="631" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10456" title="lili1a" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/lili1a.jpg" alt="" width="500" height="646" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10454" title="lilistcyr-bird" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/lilistcyr-bird.jpg" alt="" width="500" height="532" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10453" title="lily-st-cyr" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/lily-st-cyr.jpg" alt="" width="500" height="626" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10452" title="love_moods_poster_01" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/love_moods_poster_01.jpg" alt="" width="500" height="753" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10451" title="p-burlesque_Lili_St_Cyr02" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/p-burlesque_Lili_St_Cyr02.jpg" alt="" width="500" height="641" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10447" title="tumblr_lbws7kMkWI1qa70eyo1_500" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/tumblr_lbws7kMkWI1qa70eyo1_500.jpg" alt="" width="500" height="671" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10449" title="tumblr_kvf1d6yW4N1qzued7o1_500" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/tumblr_kvf1d6yW4N1qzued7o1_500.jpg" alt="" width="500" height="673" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10466" title="101111-lili-st-cyr-50s" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/101111-lili-st-cyr-50s.jpg" alt="" width="500" height="669" /></p>
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		<title>PLAISIR DU BIDASSE</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 09:20:53 +0000</pubDate>
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Yank magazine, tiré à plus de deux millions et demi d&#8217;exemplaires, était le bulletin préféré des soldats américains pendant la seconde guerre mondiale.
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<br />
<em>Yank magazine</em>, tiré à plus de deux millions et demi d&#8217;exemplaires, était le bulletin préféré des soldats américains pendant la seconde guerre mondiale.<br />
Moins pour la prose, rédigée par des officiers, que pour la systématique pin-up insérée en milieu de sommaire, où presque toutes les stars et starlettes de l&#8217;époque ont posé, notamment Marilyn, méconnaissable…</p>
<p>Cette page de la pin-up baume au coeur du soldat, est devenue après guerre un argument de vente bien connu des patrons de presse populaire, par exemple le <em>Sun</em> et sa fameuse page 3…</p>
<p><a href="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/Rita_Yank.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5741" title="Rita_Yank" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/Rita_Yank.jpg" alt="" width="500" height="693" /></a></p>
<p><a href="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/gal3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5742" title="gal3" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/gal3.jpg" alt="" width="500" height="679" /></a></p>
<p><a href="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/gal5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5743" title="gal5" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/gal5.jpg" alt="" width="500" height="670" /></a></p>
<p><a href="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/gal4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5744" title="gal4" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/gal4.jpg" alt="" width="500" height="705" /></a></p>
<p><a href="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/Linda_Darnell_in_Yank_Magazine.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5745" title="Linda_Darnell_in_Yank_Magazine" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/Linda_Darnell_in_Yank_Magazine.jpg" alt="" width="500" height="306" /></a></p>
<p><a href="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/Lauren_Bacall_-_YankArmyWeekly.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5748" title="Lauren_Bacall_-_YankArmyWeekly" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/Lauren_Bacall_-_YankArmyWeekly.jpg" alt="" width="500" height="359" /></a></p>
<p><a href="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/army.mil_.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5749" title="army.mil" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/army.mil_.jpg" alt="" width="500" height="671" /></a></p>
<p><a href="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/gal2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5750" title="gal2" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/gal2.jpg" alt="" width="500" height="688" /></a></p>
<p><a href="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/njyank.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5751" title="njyank" src="http://www.hellskitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/njyank.jpg" alt="" width="500" height="615" /></a></p>
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