MANIFESTE DU PARTI VIRILISTE

novembre 20, 2009 by Cuisto  
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Take Ivy p.32

2009 : année du retour de la testostérone dans la mode presque mainstream.

On ne peut pas dire qu’on ne l’a pas attendue, cette injection salvatrice. Surtout à Paris, ville The Kooples, balisée rock, javellisée, labellisée. Pete Doherty, c’est pas Steve McQueen.

Moto, boulot, alcoolo, le spectre du prolo américain a foutu un coup de clé à molette définitif à l’androgyne fashion week.

Laborieux victorieux.

Ça fait cinq ans qu’on nous parle de metrosexualité ou d’übersexualité. Des termes de magazines féminins, pour les femmes qui veulent émasculer leurs mecs en les culpabilisant sur ce “laisser-aller“ masculin depuis l’éternité, qu’elles ont décidé d’éradiquer à partir de 2001 à peu près.
“Viens, on va se faire le maillot ensemble“.
David Beckham en égérie, entièrement relooké par sa meuf, l’ex supposée snob d’un quintet de chav’ : il fallait bien qu’elle trouve une occupation dans sa vie vide (pas Vivid, rien à voir avec les porno stars plantureuses…)

On aura presque tout vu, un des summums ayant été Jean-Paul Gaultier qui a voulu nous faire belles et maquillés. Certes, l’idée existait avant, sauf que là, on parle d’une campagne grand public avec affichage au BHV.

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Ou encore, ces mutants troisième sexe portant dernièrement escarpins Balenciaga et lunettes Margiela, exhibant fièrement toutes les pièces les plus “chaudes“. Ok : “avant-garde fashion“… peut-être, même pas sûr : “avant-garde“ ne rime pas nécessairement avec rencontre du troisième type.

Et une pensée aussi pour tous ces mecs qui, cet été, portaient des micro-shorts bien trop serrés, avec un tank top bien trop loose sur une paire d’espadrilles ou de bateaux.

À Paris comme à NYC ou encore Stockholm, la virilité s’est perdue, annihilée dans un monde “urban outfitté“.

On est vraiment tombé bas, au point de voir les petits frères des cailleras Lacoste, finir en t-shirt fluo, jeans skinny et pompes multicolores aux pieds. De quoi faire perdre les pédales à un néo Robinson Crusoé parti d’ici en 1999 par peur du bug de l’an 2000 rapatrié en plein Paris après un séjour chez les Samoa.

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Cool kids

Le pire étant que les nerd fluos avaient déjà attaqué de leur côté, en attendant les post fluos d’aujourd’hui : plus en noir désormais parce que c’est la crise mais restent les couleurs criardes et les typos beuglardes. En gros, “nous, on est les enfant des années 80. Le rap, la new wave, la dance, tu vois, tout ça“, c’est… “cool“.
Des fans du Pharrell Williams, malheureusement pas le Pharrell qui débuta en Dickies, t-shirt vintage et trucker cap mais le Pharrell ultra ostentatoire époque Skateboard P, fluo et skate. Mais pas à la Gator, plutôt un croisement entre lui et une guirlande de Noël. Trop large pour être skate eighties et trop fluo pour être un rappeur habituel.

Auquel a succédé, Kanye “mulet“ West. Nouvelle caution rap du monde de la mode.

Celui qui veut être calife à la place du calife. Le roi du patchwork, un style sophistiqué de sophiste fashion, malencontreusement adulé par une foule aveuglée par l’ignorance, ou la bêtise, au choix. Une locomotive pour une tribu bling-bling, au goût encore plus douteux que le sien. Entre revival 90’s (ou le pire de la mode), luxe, et streetwear. Un style de parvenu non inspiré. Rien avoir avec Ralph Lauren, auquel il se compare si facilement. Juste un voleur d’idées. Un wannabee dandy sans substance. Creux prétentieux.

Ce bouleversement des codes vestimentaires du rap s’est produit non seulement aux USA mais en Europe aussi, Paris inclus, évidemment. Certains shops et certains rappeurs en ont d’ailleurs profité, comme Sully Sefil avec Dumpefresh, sorti de sa retraite le temps de quelques semaines.
Look type : New Era assortie aux sneakers et au t-shirt à punchlines, le tout violet de préférence. Levi’s Vintage sur le cul et Wayfarer sur le nez, pour mieux apprécier le style flashy de ses potes vendeurs et deejays du grand magasin urbain de la rue Caumartin.
On se passera des exemples. Pas besoin de rajouter une légende aux photos de soirées en ligne… Pour ceux qui ont su éviter cette faune et qui ont envie de la découvrir, on peut vous faire un guide maison. Si vous insistez vraiment, mais alors vraiment beaucoup.

Bien sûr, il y a eu des bastions de résistance, dont on vous a déjà parlé, d’une façon ou d’une autre, sur le site ou dans le mag’. À commencer, par le retour des rock-a-billies et tout le côté skate californien moto et chemise de bûcheron à la Jason Jessee et Max Schaaf. C’était dans notre numéro #3.
Les mecs les plus core du skateboard nous ont finalement rappelés que, non, ce n’était pas normal de porter un jean tellement serré qu’on pouvait compter les poils de couilles de celui qui le portait. On passera sous silence la question du tee à col V.
Enfin des voix pour rappeler qu’il était normal pour un mec de trafiquer une bécane, d’écouter du rock sale, de se tatouer et de se châtaigner.

De la graisse et des fesses.

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Leçons de virilité

Mais Dieu qui n’existe plus est grand et miséricordieux : sur une île, loin, vivent les Japonais, qu’on ne remerciera jamais assez d’avoir relancé J.Press ou Woolrich.

Eux, le style couillu, ils le cultivent depuis un moment.
Ils ne l’ont même jamais lâché depuis l’occupation américaine, mais le retour officiel date de 2006, quelques mois avant la sortie du fameux magazine Free & Easy, référence du genre. Le culte du Blanc chez le Japonais n’est même pas une nouveauté : l’hôte de James Bond dans On ne vit que deux fois, directeur des services de renseignement japonais, en parlait déjà. Cette religion de la tradition blanche, faisant suite à l’occupation US des années post WWII, n’a pas uniquement maintenu les céréales au p’tit-dèj’ ou les équipes de base-ball, mais tous les styles Ivy League, workwear et military wear, celui des expat’ US et des bidasses de l’époque.

En 1965 y sortit d’ailleurs Take Ivy, un recueil photographique (se vendant aujourd’hui à prix d’or sur eBay) sur le style des étudiants des différents campus universitaires de la Ivy League : Harvard, Yale, etc. et surtout Princeton et son étiquette très précise, afin d’être bien étiqueté justement. Livre commandité par un designer japonais, Kensuke Ishizu, le fondateur de Van Jacket, un Ralph Lauren avant l’heure, complètement à fond sur le style Ivy. Heavy Ivy en quelque sorte.

Avec aujourd’hui Daiki Suzuki de Engineered Garments et Woolrich Woolen Mills, les Japonais ont travaillé l’Occident au corps, préparé un retour qui ne pouvait pas ne pas être. Une nécessité. Le retour du style masculin classique, viril, simple et sans fioritures.

À se demander comment on serait habillé en 2009, si les Japonais n’étaient pas là. Heureusement que les USA se sont contentés d’annihiler deux villes seulement.

Or à quelques dizaines de milliers kilomètres de là, les anciens adeptes d’Odin et de Thor ont trouvé, grâce à Internet, une plateforme pour promouvoir un style simple, décontracté mais toujours bien habillé. Brat mais pas trop, un peu Beat Brat, un pas cool devenu cool.
La simplicité de l’éthique protestante, label WSP, White Scandinavian Protestants, cette culture égalitariste empêchant moralement un style trop différencié et ostentatoire.

Et petit à petit, ces deux courants, ces deux cultures du style géographiquement opposées ont réanimé des icônes oubliées : James Dean, Marlon Brando et Steve McQueen d’un côté, la famille Kennedy de l’autre.

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Rappel de simplicité et de virilité.
Interprétation parfaite d’un style gentleman et fonctionnel. Bien sapé et bien pensé.

“C’est le contrecoup de la mode metrosexuelle et plus généralement une réaction à une mode qui était devenue trop difficile à porter pour le consommateur“ (Minya, BPMW).

Tout le monde ne peut pas se permettre un skinny, encore moins du Gareth Pugh. Il y a aussi des mecs qui veulent s’habiller normalement sans avoir l’air d’une chauve-souris. Ou de leur petite soeur.

D’autant plus dans une période back to the roots : avec la crise, c’est l’heure du retour aux vraies valeurs vraies, en tout cas à des choses plus simples, plus durables.
“Quality over quantity“ comme dirait Nikolaj Nielsen de Won Hundred. Qui peut le plus peut le moins, comme on dirait nous. La dépression économique, de laquelle nous sommes soi-disant sortis, a catalysé cette tendance, l’a généralisée en quelques mois seulement. La fin de la “fashion frenzie“ et retour aux vêtements, comme dirait Michael Williams de A Continuous Lean dans une récente interview.

Les mots “pratique“ et “utile“ n’ont jamais été autant utilisés pour décrire des vêtements, styles ou collections. Champ lexical planté au milieu du jardin potager de la mode.
Ou comme le disent les suédois d’Our Legacy ou de Won Hundred : “designer des vêtements dans lesquels on peut vivre, qu’on peut porter aussi bien la journée que le soir“.

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L’angélique Classic Americana

Selon Jamie Barshall, le directeur artistique de Penfield USA : “Il semble qu’il y ait un intérêt grandissant pour un style plus brut, plus authentique ainsi que pour les vêtements fonctionnels et avec lesquels il est possible de vieillir.“

Retour en arrière. XVIIè siècle, les WASP colonisent l’Amérique et un siècle après, il est temps de fonder cette nouvelle nation. Et pour cela, il faut se laver des derniers remugles de cette Europe décadente qu’on a quittée, de cette barbarie civilisée qu’était le Vieux Continent selon les fils du Mayflower. Pour se régénérer, il faut se purifier.
La Nature est leur nouvel Eden, et l’Amérindien est le Bon Sauvage, innocent comme l’enfant, que la civilisation a épargné. Le mythe (et le mythe seulement) du Peau-rouge est le seul moyen pour l’Européen immigré de devenir Américain, de se nettoyer de son passé, délivré de l’Européen putrescent qui sommeille en lui.
D’où le délire American Native chez tous nos voisins cain-cains.

Mais ruse de la raison blanche et épreuve des faits, le bon sauvage fait tache à l’horizon des treize colonies originelles, quand va sonner l’heure de l’expansion vers l’ouest. Pour goûter pleinement ces grands espaces, il va falloir éradiquer ces vestiges humains du paradis perdu. Le rousseauisme luthérien est un angélisme exterminateur.
Paradoxe de la psyché américaine et culpabilité fonctionnelle, les États-Unis ont gardé ce mythe intact.

Sebago par exemple, une des marques preppies emblématiques, initialement Sebago-Moc, n’a de cesse de tenter de faire vivre ce mythe à son échelle locale, un coin marin de l’État du Maine et le souvenir de la tribu Abenaki qui y vivait. En rappelant que l’origine de son nom vient du dialecte indien et que la source de sa réussite, son mocassin, est un héritage direct de cette tribu. C’est beau…

Tout change pour que rien ne change : désormais on achète de l’imprimé Navajo et on regarde Into the Wild bien calé dans sa chemise Penfield. Le premier pour le Sauvage et le second pour la Nature.

Mais attention, si Penfield et tout l’outerwear revient, ce n’est pas parce que le workwear revient. Un bleu de travail ne signifie pas la même chose qu’une veste Mackinaw chez les Américains. L’outerwear, c’est la pureté bio. C’est cucul mais c’est comme ça.

Avec le workwear et le military wear en revanche, l’Américain retrouve son père et la nostalgie d’un pays qui travaille à l’usine, sauf qu’il n’y en a (presque) plus, des usines : Detroit, c’est du vent qui souffle sur des ruines.
Car en ce moment, là-bas, le retour aux sources est une nécessité, et de nécessité vertu : un besoin. Et même un ersatz, ça se passe comme ça chez les WASP : le travail c’est la pureté, aussi. De préférence le travail manuel, physique, parce que le corps c’est impur, et il faut le faire souffrir, c’est mieux.
Déclinaison de la pureté à tout bout de champ. À tout bout de chant aryen.

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Americana x Europa

Si le Classic Americana s’est imposé, il a ouvert la voie au Classic Brittannica. Mais si l’on dirait qu’ils parlent la même langue, ce sont deux univers différents. Très. Un genre de match Penfield et Brooks Brothers vs. Barbour et la chasse à courre.

Car cet outerwear anglais est hyper civilisé, lui, reflet d’une vieille société organisée en classes sociales bien séparées. Pyramide des castes qui n’a rien à voir avec l’ordre démocratique du Nouveau Monde (le premier qui cite Tocqueville aura le bonnet d’âne BHL…)
Si le Classic Brittannica perce lui aussi pour des raisons de nostalgie là encore, il s’agit d’une autre sorte de nostalgie. Celle des hiérarchies “naturelles“, autrement dit : sociales. Ivy made in U.K., le WASP britton veut retourner à sa pureté à lui. Aristo d’un côté, prolo de l’autre.

À ce Classic Brittannica dont certains designers se sont déjà emparés. Le prince Harry, en égérie Junya Watanabe F/W 2009, ça le changerait d’Hugo Boss, collection F/W 1938…
Junya Watanabe est en effet un genre de visionnaire : quand Watanabe dit, tout le monde suit (et ce n’est pas Michelle Obama qui dira le contraire). Watanabe a donc décidé que son 2009 à lui sera outerwear anglais, cf. sa collab’ avec Tricker’s : 2010 suivra le précepte.
Barbour chez J.Crew, et le retour de la brogues à la Grenson, richelieu à bout fleuri, qui va succéder à Red Wing pour le titre de la bottine de l’hiver.

Le Classic Brittanica ramène à la décontraction à la James Bond, toujours bien habillé, jamais tiré à quatre épingles ni trop débraillé.
À l’opposé du Preppy, le Trad exagéré, un Balzac tendant vers le Disraeli, trop de couleurs, et pas assez de simplicité. Trop BCBG, trop cul-serré, allant à l’encontre de la décontraction affichée par les Beats eux-mêmes qui inspirent tant de nouvelles collections, à commencer par Our Legacy.

Le besoin de nonchalance feinte après trop d’années de mecs trop visiblement apprêtés… Le retour de la Sprezzatura de Castiglione, ce comte lombard qui écrivit le Livre du Courtisan, l’art de donner l’impression que tout se fait naturellement, sans effort. Ou de tous ces papa Italiens dont Scott Schuman (Mr. Sartorialist) raffole tant, super bien sapés, mais toujours avec cette nonchalance si méditerranéenne.

“Le vrai art est celui qui ne semble être art“ : c’est ça, le vrai style, et ça n’a pas changé depuis le XVIè siècle.

Ivy en veux-tu?
Le nouveau mag’ féminin en avait fait son accroche à la rentrée. Grazie mille Grazia, les garces vont s’y mettre aussi. C’est la merde, c’est tendance, “tradibranché“ qu’elles ont dit.
Mainstream vous voilà.

Vous allez vous en prendre, du jus de couilles.

GODILLOTS

juillet 31, 2009 by Cuisto  
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C’est marrant à Paris, l’été, le vrai été, quand il fait chaud, bien chaud comme il sied à une idée d’été, c’est en juin. En général.
Du coup en juillet fin du mois comme celui-ci, on peut presque remettre sa petite laine ou sa sur-chemise et commencer à renifler les frimas de l’automne.
À attendre la grippe et voir les masques fleurir.

Mais humhum, pourquoi tu nous racontes tes histoires de grenouille dignes d’un vieux schnock qui prend son dessert devant la météo après le JT, en attendant d’entendre la bouilloire bouillir pour la verveine et hop, au lit ??
Parce qu’on est curieux, très curieux de voir comment les Parisiens tendance vont se prendre la vague des boots dans la gueule.

Parce qu’on parlait de pandémie virale mais avec ces chaussures façon groles de prolo Ferdinand Bardamu à Détroit 5:00 du mat’ j’ai pas de frissons parce que je suis en mode after mais parce qu’il fait froid et j’ai 10 heures de taf à la chaîne à faire et c’est pas drôle, avec ces godasses là, c’est carrément une épidémie.
Il y en a partout.
Par-tout.

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Comme si les marques on s’habille classique chic on arrête les androgynes on veut des mecs à couilles avec du pognon sur le compte en banque et des qui s’assument, s’étaient données le mot.
De Timberland (évidemment) à RRL (merci à ACL pour les tofs), de APC à Wings & Horns (photo ci-dessus), de Our Legacy à Tricker’s x Kurt Geiger, de B Store à Beryll, Loake, Dr Martens, Vasque (Sundowner), Limmer et j’en oublie, plein.

Les boots sont le hit.
It-shoes : terminées les desert boots et si t’es vraiment à la pointe du truc, les machins en cuir pointus je suis trop un rocker la preuve j’écoute… Phoenix, tu vas trouver ça du dernier ridicule. Carrément tapette.

On se marre d’avance de voir les mecs avec une garde robe remplie depuis 3 ans de jeans fittés essayer de chevaucher cette nouvelle vague.

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Alors oui, ça faisait un moment qu’on avait vu les Red Wing chez Blue Cheese par exemple, mais ça, ça se comprend : c’est l’habituelle clientèle vieux ou jeunes briscards je connais mes coutures Levi’s vintage par année de production et je t’emmerde ma moto fait plus de bruit que la tienne et quand je fais l’amour à ma meuf je lui mets des traces d’huile de moteur sur la fesse et elle kiffe parce que ça va bien avec ses tatoos à l’encre noire…

Mais là, on en a vu de nos yeux vus en vrai dans le Marais, des Red Wing en vitrine et là, c’est le signe.
La fin. Ou le début plutôt.

Parce que sur le web, c’est l’épidémie j’te dis.
Des godasses de mecs du bâtiment ou de bûcherons des Appalaches, il n’y a que ça. Et ça va continuer au printemps prochain.

Workwear que tu vas dire pour montrer que tu t’y connais un minimum.

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Godillots de workers : la revanche du mineur de fond après disparition des derniers specimen au Nord c’étaient les Corons.
Ou la victoire définitive du bourgeois, ça dépend du point de vue : parce que si le workwear fait partie de la panoplie obligée du streetwear, aujourd’hui ce workwear-là, c’est pas pour porter ses boots sur un charpentier mon cher, mais avec un total look qui va te coûter dans les 800 € tout compris. À peu près.
Sans compter la paire de boots.

C’est pas la crise pour tout le monde, je te le dis mon ami.