Godillots 2

septembre 14, 2009 by Cuisto  
Filed under Hell Yeah, Marketing, Vintage, Vêtement

Converse Vintage

Il y a quelque temps, on vous parlait godillots, leur retour et leurs taros, des bobo et des prolo.
Derrière ça, d’autres marques comptent bien en profiter et grapiller leur part du gâteau.

Surtout qu’en cette période creuse pour les marques (enfin… ça dépend pour qui), toute opportunité de marché est bonne à prendre.
Surtout quand cette opportunité se trouve être une vache à lait, répondant au doux nom marketing de « urban edgy », mais appelle ça comme tu veux : ce genre de specimen prêt à claquer 1000$ chez RRL, ou 1000€ chez Rocker Speed Shop ou Blue Cheese, pour parler de magasins parigots.
Et là, les marques ont sorti l’attirail pour ferrer le poisson glouton vorace pas ano.

Palladium en premier lieu (détenue par K-Swiss, la maison-mère qui malgré tous les budgets du monde n’arrive pas à concrétiser ses nouvelles visées), Palladium où l’on est désormais très alléché par l’odeur du fumet de chaussettes des proprets du Marais et tous les assimilés, prêt à imposer les chaussures de randonnées du désert pour les militaires en perm’.
Ah non, c’est vrai qu’on n’a plus la conscription et les vrais bidasses s’en balancent.

Bref, Palladium… Bien placée au (capsule) show de Vegas.
Pallabrousse pour affronter le bitume hostile.
Et Pataugas aussi dans un autre genre avec leur Authentique à eux… eh ouais : eux aussi.
Le retour de la godasse française made in années 50 ? On pourrait y croire.
Mais il va falloir compter aussi sur les gros joueurs de la toile bien capable de rééditer des modèles, de leurs années d’errance : cf. la photo plus haut de cette paire de Converse de pêche des années 1960 ou 1970.

Bref bis : après le passage de la bottine pointue à celles sous hormones que sont Tricker’s ou Alden, on va assister au passage de l’Authentic à l’Authentique, de la petite plate à la haute cramponnée.

Après un hiver en boots, le printemps venu, tu seras heureux de passer aux Palladium.
Style « rugged » mais allégé pour le printemps.
Et puis après 4 mois en boots, t’auras eu le temps de choper des futals en conséquence.
Et à 50€ la paire, tu vas pas hésiter.

Et ça pour l’instant, ça échappe au mainstream.
Pour l’instant, mais c’est une question de temps, de mois ou de semaines.

Les godillots de l’évasion, de la rando pour les parcs parisiens.
Palliatif pour un métropolitain en manque de nature et de verdure, de grands espaces. Vendredi façon Robinson, c’est le samedi, la ville est une obligation de semaine. Fantasme de la vie sauvage et ses attributs. Ballade, châlet, sport de plein air, air frais, les racines sauvages et les p’tites bêtes dans ta tente de camping, sauvage aussi le camping, de préférence, c’est mieux, c’est… authentique.

On va tous finir par se casser en Patagonie comme Pagny. Florent.

Tu seras beau en Palladium au parc Monceau.

GODILLOTS

juillet 31, 2009 by Cuisto  
Filed under Vêtement, Webmagazine

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C’est marrant à Paris, l’été, le vrai été, quand il fait chaud, bien chaud comme il sied à une idée d’été, c’est en juin. En général.
Du coup en juillet fin du mois comme celui-ci, on peut presque remettre sa petite laine ou sa sur-chemise et commencer à renifler les frimas de l’automne.
À attendre la grippe et voir les masques fleurir.

Mais humhum, pourquoi tu nous racontes tes histoires de grenouille dignes d’un vieux schnock qui prend son dessert devant la météo après le JT, en attendant d’entendre la bouilloire bouillir pour la verveine et hop, au lit ??
Parce qu’on est curieux, très curieux de voir comment les Parisiens tendance vont se prendre la vague des boots dans la gueule.

Parce qu’on parlait de pandémie virale mais avec ces chaussures façon groles de prolo Ferdinand Bardamu à Détroit 5:00 du mat’ j’ai pas de frissons parce que je suis en mode after mais parce qu’il fait froid et j’ai 10 heures de taf à la chaîne à faire et c’est pas drôle, avec ces godasses là, c’est carrément une épidémie.
Il y en a partout.
Par-tout.

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Comme si les marques on s’habille classique chic on arrête les androgynes on veut des mecs à couilles avec du pognon sur le compte en banque et des qui s’assument, s’étaient données le mot.
De Timberland (évidemment) à RRL (merci à ACL pour les tofs), de APC à Wings & Horns (photo ci-dessus), de Our Legacy à Tricker’s x Kurt Geiger, de B Store à Beryll, Loake, Dr Martens, Vasque (Sundowner), Limmer et j’en oublie, plein.

Les boots sont le hit.
It-shoes : terminées les desert boots et si t’es vraiment à la pointe du truc, les machins en cuir pointus je suis trop un rocker la preuve j’écoute… Phoenix, tu vas trouver ça du dernier ridicule. Carrément tapette.

On se marre d’avance de voir les mecs avec une garde robe remplie depuis 3 ans de jeans fittés essayer de chevaucher cette nouvelle vague.

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Alors oui, ça faisait un moment qu’on avait vu les Red Wing chez Blue Cheese par exemple, mais ça, ça se comprend : c’est l’habituelle clientèle vieux ou jeunes briscards je connais mes coutures Levi’s vintage par année de production et je t’emmerde ma moto fait plus de bruit que la tienne et quand je fais l’amour à ma meuf je lui mets des traces d’huile de moteur sur la fesse et elle kiffe parce que ça va bien avec ses tatoos à l’encre noire…

Mais là, on en a vu de nos yeux vus en vrai dans le Marais, des Red Wing en vitrine et là, c’est le signe.
La fin. Ou le début plutôt.

Parce que sur le web, c’est l’épidémie j’te dis.
Des godasses de mecs du bâtiment ou de bûcherons des Appalaches, il n’y a que ça. Et ça va continuer au printemps prochain.

Workwear que tu vas dire pour montrer que tu t’y connais un minimum.

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Godillots de workers : la revanche du mineur de fond après disparition des derniers specimen au Nord c’étaient les Corons.
Ou la victoire définitive du bourgeois, ça dépend du point de vue : parce que si le workwear fait partie de la panoplie obligée du streetwear, aujourd’hui ce workwear-là, c’est pas pour porter ses boots sur un charpentier mon cher, mais avec un total look qui va te coûter dans les 800 € tout compris. À peu près.
Sans compter la paire de boots.

C’est pas la crise pour tout le monde, je te le dis mon ami.