EL RANCHO
Entre la Bagheera et la Murena et après le premier choc pétrolier amorçant le déclin des voitures sportives, Philippe Guédon voit arriver le marché de l’auto de loisir.
C’est donc en 1977 que le Rancho (« ranch » en italien) voit le jour, succédant au projet Simca Campero vendu uniquement en Espagne et sur un châssis de Simca 1100, devenant ainsi le premier véhicule du genre en Europe, à part le Range Rover britannique.
Avec son coût beaucoup plus attractif que son homologue rosbeef, ses seuls vrais concurrents par la suite et en gamme de prix furent les français Rodéo de Renault, Méhari de Citröen, et le russe Niva de Lada.
Le modèle existera aussi sous l’enseigne Talbot Matra après, suis la roue des OPA, les rachats successifs de Simca devenu Talbot après l’absorption bifide de cette dernière par Chrysler et PSA Peugeot Citroën.
De nombreuses versions verront le jour, le Grand Raid, le X pour la version luxe et le Courrèges en série limitée comme pour la Bagheera, le Jeanneau, le Loisirs, le Découvrable ou encore le Midnight.
On peut également définir le Rancho comme l’un des ancêtres des S.U.V. (Sport Utility Vehicles) et ludospaces (Kangoo, Berlingo…) qui pullulent de nos jours.
Il sera remplacé à son tour par le projet P16 de Matra qui deviendra P18 chez Peugeot mais qui ne verra le jour que sous le nom de l’Espace de Renault définissant les futurs monospaces en Europe et détrônant par la suite en terme de ventes le Rancho qui détenait alors le record chez Matra.
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GRRRRRRR!!
Philippe Guédon ingénieur pendant 10 ans chez Simca va réaliser ses rêves en s’occupant plus tard de la partie automobile de Matra et créer des modèles souvent précurseurs, souvent innovants.
Sa première réalisation issue de la collaboration entre Matra et Simca sera la Bagheera, sortie en 1973, où il privilégie les trois places frontales plutôt que les quatre habituelles qui lui semblent peu adaptées sur un véhicule sportif. Il existera quatre modèles différents : un de base, un S, et un modèle Courrèges qui sera remplacé un an plus tard par la Bagheera X.
Quelques années plus tard, c’est un autre engin qui reprendra ce concept, la Murena, qui sera d’ailleurs la dernière collaboration entre Simca et Matra.
68 ART
Ces affiches furent toutes imprimées dans les différents ateliers populaires créés à Paris et en province, l’école des Beaux-Arts de Paris étant le plus connu.
Utilisant la sérigraphie, elles épousaient l’actualité de Mai 68 au jour le jour. Tirées à peu d’exemplaire, elles sont aujourd’hui collector : on vous conseille pour les redécouvrir le fameux 500 Affiches de Mai 68 de Vasco Gasquet, réédité par les éditions Aden en 2007.
SALLY
En corrélation avec l’un de nos derniers posts sur Sesame Street il semblait nécessaire de parler de Sally Cruikshank qui a elle-même été à l’origine de nombreux clips pour l’émission pendant près d’une décennie, dont le fameux Above it all.
Cette autodidacte est surtout à l’origine de courts métrages d’animation à l’aspect et aux scénarios surréalistes et psyché, un style reconnaissable entre tous par des couleurs flashy et des univers donnant vie à des objets de toutes sortes.
Elle-même inspirée par le travail de Max Fleischer, créateur entre autres de Popeye, Betty Boop ou encore de Koko the clown apparaissant par ailleurs à la fin de Qui veut la peau de Roger Rabbit, Sally Cruikshank pourrait être comparée à la marraine de certains artistes comme Ben Jones et son univers de Paper rad.
Ses débuts se font presque par hasard, avec Ducky qu’elle réalise en 1971 alors qu’elle est encore sur les bancs de la Fac, suivi par Fun on Mars décrivant selon elle sa découverte de la Californie.
Par la suite, ses animations se complexifient : Chow Fun, inspiré des packagings de bouffe et pétards chinois, introduira les personnages aux traits de canards Quasi et Anita et lui permettra de se faire repérer par les studios Snazelle films de San Fransisco qui la nommeront directrice de leur département animation.
On retrouvera par la suite ses personnages principaux dans Quasi at the Quackadero et sa tentative de long Quasi’s Cabaret dont seule une bande annonce verra le jour, faute de moyens.
Elle achèvera par contre son film de 5 minutes Face like a frog, sur le thème d’Halloween et dont on se souvient pour la chanson Don’t Go into the Basement interprétée par Danny Elfman de Oingo Boingo.
En 1982 elle est à l’origine d’une animation sur l’enfer qui sera visible dans le film The twilight zone et du gag Pac Man dans le film Top secret de 1984 dont elle fera également le générique ainsi que pour les films Mannequin, Mad house et Ruthless People.
Sally cruikshank ou l’art de mêler psychédélisme et esthétique enfantine.
































































