PEDIGRÉE COOL

Birth of The Cool, plongée dans les abysses du Cool, le vrai, celui de l’héro, du jazz, du New-York crado.
De la benzedrine, de la Nouvelle Orléans et autres produits déviants.
À une époque où être cool était uncool.
Arbre généalogique des années 1930 aux années 1970.
Protagonistes connus, vicelards cachés.
Musique, ciné, littérature, peinture, philo and co.
Immersion dans un océan d’information.
MacAdams en éclaireur, avec nos têtes en guise de lampions.
Les plus connus, bien sûr mais aussi (et surtout) les « autres » cools, les parasites comme Herbert Huncke, les professeurs comme D.T. Suzuki, les cools au sang chaud, comme ce joueur de congos, Chano Pozo et autres personnages de l’ombre.
Toute une ribambelle de petites frappes, musicos, pédés, drogués, et autres marginaux ayant marqué l’Histoire d’une façon et surtout d’une autre.
Un livre forcément incomplet.
Plutôt une introduction à une série d’époques, de genres et de vies.
Une synthèse, avec bibliographie, discographie et filmographie annexées pour mieux te perdre dans un maelström.
Au moins le temps de quelques années.
Voyage dans le temps, voyage dans la peau de.
Pour vivre, par procuration, la vie de vrais mecs cools, ce que plus personne ne sera jamais.

Et si tu n’aimes pas lire, contente toi de l’acheter, pour les photos, et laisse le traîner chez toi en évidence.
T’auras peut-être l’air cool.
Cool comme un type du XXIè siècle.
Mais jamais cool comme Miles.
Jamais, non.
Lewis MacAdams, Birth of The Cool, Free Press
SCANNESDALOUS #7
La Grande Bouffe ou la critique de la société de consommation de Marco Ferreri conspué par une partie du public lors de sa projection au festival de 1973.
LAPIN
Magie, Coonskin est sur You Tube (ça commence là, et tu suis les liens.)
Coonskin de Ralph Bakshi.
Bakshi c’est Tygra avec Frank Frazetta, Cool World, Heavy Traffic ou bien encore et surtout pour certains : Fritz the cat. Entre autres.
Les dessins animés pour adultes que voudraient voir tous les enfants.
Bakshi a grandi à Brownsville, Brooklyn, terre des poètes : Murder inc., M.O.P, Mike Tyson… À une époque ou le sous-prolétariat noir était en train d’y remplacer le sous-prolétariat juif ( cf Heavy Traffic et Hey Good lookin’ ).
Bakshi se permet alors de ramener le folklore des plantations dans le Harlem de 1975 submergé par la brune (brown sugar, ou héroïne pour les mal comprenants).
En y plaçant Br’er Rabbit, Compère Lapin pour les créoles : le fripon, le décepteur, le trickster, celui qui va essayer de te la mettre et finira bien par la prendre…. Figure centrale de la littérature orale noire américaine, ce petit sale a laissé des traces partout. On y reviendra.
Il était donc une fois… Compère Ours (Barry White), Compère Renard (Scatman Crothers) et notre Compère Lapin (Philip Michael Thomas alias Ricardo Tubbs le flic métisse de Miami Vice…) qui sont réconciliés à présent, Pouvoir Noir oblige – finies les chamailleries de chez Disney, jamais rééditées, étrangement.
Ils décident cette fois de monter Uptown pour y faire leur trous et c’est une épopée…
Avec Coonskin, Bakshi a froissé la permanente d’Al Sharpton qui était bien décidé à lui faire la peau sans avoir eu besoin de regarder le film, hyper controversé à sa sortie, accusé de racisme… conneries.
Nous, on ne s’en lasse jamais.
Allez tiens, on se le remet.
Roll a fat one. It’s the Dope on Dope.
P.S. : la musique de Coonskin est l’œuvre de cette petite frappe de Chico. Hamilton.
SOIRÉE ENTRE BEATS
Pull my daisy de Robert Frank.











