BELOU DES VILLES

juillet 22, 2010 by Cuisto  
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« Un dimanche matin avec ma putain sur ma mobylette, j’lui passais la main entre les deux seins direction (bip)… »

Pas sûr du tout que ceux dont on va parler connaissent cette chanson bien de chez nous.
 Ni toi non plus d’ailleurs, cher lecteur : le refrain paillard juste après le digeo ou au fond du trou dans ta tête pleine de calva normand avec sa boule de glace entre le premier et le deuxième hors d’oeuvre, ça se perd.

Mais l’ongle de mon petit doigt que je viens de couper m’a dit avant de mourir jeté dans le cendrier qu’il avait senti un truc : l’arrivée de la mobylette sur les terres américaines.

On en avait déjà parlé il y a… putain oui, deux ans mais à l’époque on n’y croyait pas trop, à la hype 103 SP aux US.
Préférant y voir un des multiples crocs de boucher pour accrocher la viande ultra hipster.
 On les avait pourtant bien vues en vrai les 103, à Noho ou Nolita (New York, oui) mais on n’y croyait toujours pas : nous aussi, on a parfois des tranches de saucisson sur les yeux à la place des lunettes.

On préférait rester sur le fait que le scooter et surtout le Vespa avait effectivement envahi des parcelles du sol d’Oncle Sam, pas au point que San Francisco par exemple supplante Rome dans la hiérarchie des villes à moteurs à deux-temps mais quand même.
Option vintage ou pas.
Et mieux vaut pas si t’es vraiment bio dans ta tête, vu l’émission de CO dégagé par un tel petit moteur – le PX est interdit à la vente à cause de ça d’ailleurs depuis trois ans je crois – Yann Arthus-Bertrand, remonte dans ton avion encore plus polluant, va nous faire rêver, allez, va.

Donc ouais, mon petit doigt a soufflé à mon oreille récurée par mon ongle décédé que la motocyclette devenait hyper cool aux US.
, , , : chante avec Gogol.

Euh oui, tu peux dire mobylette aussi si t’es fan de Motobecane, mais sache que « mobylette » c’est comme « frigidaire », c’est une sorte de métonymie manufacturière – dis plutôt motocyclette si tu veux te la jouer puriste.

Ou « moped » si t’es slang geto chanmé, comme le gonzoïde en chef de Paris qui a évidemment repéré le phénomène (ici et ici), en s’enflammant un peu, c’est le jeu.
Car il semble bien que tous ces fans de pétrolettes ne fassent que singer les gangs de bikers : ce sont plus de gentils tatoués que des marlous enfouraillés.
Parenthèse théorème hyper-moderne : les post-modernes cherchaient à reproduire en retravaillant ce que faisaient déjà les modernes, les hyper-modernes se contentent de retravailler les reproductions, du coup ça vire souvent bâtard mais bref.

Et donc, comme d’hab’ incapables que l’on est chez nous de faire vivre un truc qui vient du fin fond de nos sillons abreuvés d’un sang impur, il a fallu que ce soit les chemises à carreaux de Brooklyn et d’ailleurs qui nous disent que c’était la classe la mobylette, pour que ça revienne ici.

Parce que ça va revenir.
Comme le pignon.
Si, si.
Le petit doigt j’ai dit…

Et quand on le sort du cul, le petit doigt, il vous fait une petite sélection photo.
Avec de la Peugeot, la brêle du belou.

Et la pièce de musée :

ANN-MARGRET

Suédo-américaine, rousse, actrice, chanteuse, danseuse, adepte de moto.
Bonne intro, mais malheureusement rien de plus à dire.
Ni drogue, ni histoire de fesses, juste un accroc rapido avec Elvis Presley pendant et après Viva Las Vegas.
Elvis était marié, ok, mais bon…
On en serait presque déçus…
Heureusement qu’elle a un joli minois, cette ‘ricaine au sang suédois.
Et quelques pubs pour les britons de Triumph dans les années 1960 pour nourrir un peu l’histoire…

Ann-Margret Olsson.
Reine des rousses.
Ni Kidman ni Lohan ne diront le contraire.

PAS TRÈS CATHOLIQUE

juillet 4, 2010 by Cuisto  
Filed under Art, Culture, Helleluia, Histoire, Société, Vintage

Par temps de foutue crise, un peu de distraction ne fait jamais de mal.
Pendant la grande dépression de 1929 les U.S. avaient trouvé.
Comment?
En se baffrant de lectures cochonnes.
Parties de jambons et saucisses à l’air.

À l’époque les Tijuana Bibles ont permis à leurs lecteurs d’oublier problèmes quotidiens et morosité le temps de leurs 8 pages à tourner.

Toujours distribuées sous le manteau, ces petites bandes dessinées au contenu plus que porno et parodiant souvent personnalités ou personnages fictifs déjà existants, s’arrachaient à l’époque si bien que l’on pouvait se demander si leur diffusion massive n’était pas le fait du crime organisé.

Les auteurs de ces Eight-Pagers, aussi appelés : Two-by-Fours, Gray-Backs, Bluesies, Jo-Jo Books, Tillie-and-Mac Books, Jiggs-and-Maggie Books, ou simplement Fuck Books restaient tout comme leur distribution : « Under-Cover ».

Très peu furent identifiés comme Doc Rankin ou encore Wesley Morse qui sera d’ailleurs aussi connu pour avoir été embauché par la firme Topps vers 1954 afin de créer Joe Bazooka et son Gang, drôle de grand écart pour celui-ci, passant d’histoires d’O à histoires pour minots.

Les traits du personnage et la touche d’humour décalé également présente dans la Tijuana Bible « Today I am a man » ci-dessous sont significatifs de son style.

LIEKO ENGLISH

juin 30, 2010 by Cuisto  
Filed under Helleluia, Photographie, Pin-up, Vintage
























Lieko English, Playmate Juin 1971.