MATRICE REBELLE
Les Americana fanas l’ont tué une deuxième fois, Steve McQueen : nous-mêmes n’avions pu nous en empêcher l’an dernier mais là, ça suffit les gars.
Il y en a d’autres.
Non, ni Marlon ni James : Montgomery.
Clift.
Montgomery Clift si t’aimes pas lire entre les sauts de ligne. L’idole de bien des midinettes qui ne savaient pas que lui, c’était les garçons surtout.
Certes de Dean, qui apparemment alla jusqu’à signer James Clift Dean pour exhiber sa déférence, on n’a jamais été très sûr de son orientation sexuelle non plus…
Mais James Dean, comme Brando, est passé pour l’éternité comme l’icône du jeune rebelle des fifties. Surtout parce que, contrairement à Paul Newman ou Montgomery Clift justement (même si lui aussi est mort vite, à 46 ans), il n’a pas eu le temps d’évoluer.
Pareil un peu aussi pour Marlon, puisque le nouveau Brando est revenu sur le devant de la vraie scène comme si c’était un autre : grisonnant et ventripotent.
Bref, on oublie toujours Montgomery alors que dès 1951, dans le film A Place in the sun de George Stevens, il apparaît dans l’exact uniforme du jeune qui va bientôt tout faire péter : jeans, t-shirt blanc et flight jacket.
Jouant un jeune bouseux qui monte à la ville pour rejoindre l’usine de son oncle qui le prend de très haut du haut de sa position de patron, et qui se retrouve écartelé entre son extraction prolo des champs et la dolce vita bourgeoise, personnifiées par deux femmes : la moche qu’il engrosse (Shelley Winters) et la socialite resplendissante Elizabeth Taylor.
Mais c’était en 1951. Un poil trop tôt par rapport à la sortie de The Wild One (1953) et surtout l’année 1955 : l’année de Rebel without a Cause, de la première apparition d’un Elvis qui commençait à savoir sourire comme Marlon, de la publication du Howl de Ginsberg et aussi : du premier MacDo ouvert par Ray Kroch…
En tout cas, dès 51 grâce à Montgomery Clift et la styliste du film, Edith Head qui n’a fait que reprendre les codes des nouveaux jeunes à la coule de la Côte Ouest, la dégaine rebelle est fixée.
On ne rappellera jamais assez le rôle des stocks à n’en plus finir des surplus militaires dans les États-Unis d’après guerre, dans la construction de ce look qui n’en finit non plus de mourir pour mieux renaître.
BACK OFFICE
avril 12, 2010 by Cuisto
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On nous demande, parfois, où l’on veut en venir avec HK.
Quand on est en forme, on trouve les bonnes formules communicantes, de celles qui parlent à tout le monde d’à peu près intelligent mais c’est rarement satisfaisant.
Quand on l’est pas, on parle de sociologie et l’on apparaît comme intello chiant, ça rime avec suffisant.
Quand on est moyennement en forme, on cite les cultural studies comme référent.
Malheureusement, ça ne parle pas à grand’ monde de ce côté-ci de la Manche.
Tout un monde pourtant, une école, le Centre for Contemporary Cultural Studies de Birmingham fondé par Richard Hoggart, l’auteur de La Culture du pauvre.
CCCS repris à sa suite par Stuart Hall, éminent amateur de Gramsci et de l’école française appelée chez nos cousins saxons French Theory, que les faisans fatigants bien de chez nous, genre Finkielkraut ou Zemmour…, déquillent à longueur de pages et surtout de passages médias, pour exister.
Toujours perchés sur leur distinction haute culture et sous-cultures, la culture avec un grand C et les autres, qui ne mériteraient pas même le nom de culture, ni le singulier.
Alors voilà un lien pour les curieux.
En le suivant, vous pourrez y lire Sous culture – Le sens du style de Dick Hebdige, gracieusement mis à disposition par l’éditeur français de ce petit livre grisant : Zones.
Dont on vous avait déjà mis un extrait, là : ça ne mange pas de pain, de taper sur le même clou.
Et pour se souvenir aussi, entre autres, que la traduction de « sub » de subculture par « sous » enclenche systématiquement un connoté péjoratif, en français.
Cette connotation est l’un de ces moulins à vent contre lesquels on adore avoir l’impression de lutter.
On a les satisfactions que l’on peut.
Parenthèse pro domo
mai 20, 2009 by Cuisto
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Nous sommes un media, donc on fait comme tous les médias : aucune déontologie. Quelqu’un de chez nous a fait une expo, on ne se gêne pas pour en parler…
Il s’agit en l’occurrence de notre D.A. chéri, celui que le « salon festival » Streetlab annonçait comme un « street artist » -haha, ça a dû lui plaire ça…- où le Busifer s’est pas mal affairé, en compagnie de « créa » français (photo, bijoux, textile etc.) et du magazine Yummy…
Un peu dans la même veine que celle ouverte à l’occasion de l’expo Bus x Wesc Paris x Hell’s Kitchen de l’an dernier (et sur laquelle il s’expliquait ici), Turbo Subutex est revenu, en plus de montrer quelques uns de ses trucs récents, notamment sa collec’ Spring Summer chez Sixpack, sur un de ses thèmes fétiches : les rappeurs morts.
Mais vous ne n’avez pas là ces 4 petits cadres où par un procédé maison, on voit apparaitre des portraits en mode ghosts de Eazy E, Biggie, Tupac et Mac Dre… fallait être à Amsterdam pour les voir, ou pas.
C’est cool Amsterdam, on y mange des gâteaux qui font voir les fantômes.
Il a kiffé.
Nota Bene 2
novembre 7, 2008 by Cuisto
Filed under Hell Yeah, Retour sur
Bas débit, haut débit, Mac Leopard ou Tiger ou Safari c’est la jungle chez Apple ou PC malade mais j’aime mes virus, un peu tech ou faux geek, on en passe et des meilleures, choisissez désormais ce qu’il vous plaît : lire le magazine sous sa nouvelle manière, ou à l’ancienne façon.
Ce qui n’est pas forcément moins bien, c’est vrai, comme ça vous pouvez l’imprimer et le lire dans le métro, au boulot ou avant le dodo.















