SUMMERTIME BLUES

Eddie Cochran, ça te dit quelque chose?
Carrière éclair, impact tout sauf éphémère.
Vrai artiste du Rock, pas simple belle gueule sachant jouer de la gratte et se déhancher pour les pépés.
Percussions, guitare, chant, texte, il est bon le con.
Jeune et con, avec une carrière débutant à 17 ans.
En solo, en duo avec un autre Cochran, faux frère de sang, vrai frère de rang, ou en trio avec le celui qui le lancera solo, Jerry Capehart.
Okie de talent et de coeur, à l’inverse d’un Presley trop pressé d’enfiler un costume de parvenu.
Presley, pompeur de la culture Rock noire jusqu’au bout, version aseptisée pour une Amérique blanche et sèche.
Son look dans Loving You n’est d’ailleurs pas de lui mais de l’équipe de réalisation.
Dommage pour le mythe, mais lui n’a rien choisi.
Dans la réalité, c’était plutôt le look tape-à-l’oeil-pour-que-je-te-tape-dans-le-cul.
Héritage des musiciens noirs des années 1930.
Le look travailleur n’était pas accepté.

Contrairement à M. Cochran, vrai cowboy, vrai hillbilly issu de la musique country.
Normal, donc, pour lui de se produire sur scène tout en denim et en bottines.
Attachement à ses racines, Okie un jour, Okie toujours.
Et pas n’importe quel marque de denim.
Dès 1951, à 13 ans donc, Eddie Cochran se pavane en 501.
Un 501 qu’il quittera rarement et qu’il retroussera un peu au-dessus de sa cheville, un double ourlet d’un peu plus de six centimètres.
Pas d’accroc avec la meule de cette manière.
Un 501 assorti à une veste 506.
La 506, ou Type I, première veste Levi’s datant de 1936 avec une seule poche.
La 507 Type II avec deux poches n’arrivant qu’en 1953.
Enfin si tu suis LVC, tout ça tu le sais.


Les fondations du look rockab’ sont jetées pour l’éternité, là-bas et à l’étranger.
Johnny Hallyday pour l’étranger ou Ronnie Dawson ou Duane Eddy pour les locals only.
Et pas seulement, évidemment.
Tellement Levi’s que la marque lui a rendu hommage à lui et à sa rencontre avec Sharon Sheeley.
La légende veut qu’elle portait un 501 elle aussi ce fameux soir, qui scella plus qu’une entente professionnelle.
Une publicité tournée en plein revival Rockabilly dans les eighties ciblant la gent féminine sur un fond de Summertime Blues.
Ultime hommage pour celui qui permetta à la marque d’envisager un futur plus que régional.
Mort à 21 ans en tournée à Londres.
En total look denim ou pas.
On aimerait croire que oui, en tout cas.
ANN-MARGRET
juillet 19, 2010 by Cuisto
Filed under Automobile, Cinéma, Helleluia, Musique, Photographie, Pin-up, Télévision, Vintage

Suédo-américaine, rousse, actrice, chanteuse, danseuse, adepte de moto.
Bonne intro, mais malheureusement rien de plus à dire.
Ni drogue, ni histoire de fesses, juste un accroc rapido avec Elvis Presley pendant et après Viva Las Vegas.
Elvis était marié, ok, mais bon…
On en serait presque déçus…
Heureusement qu’elle a un joli minois, cette ‘ricaine au sang suédois.
Et quelques pubs pour les britons de Triumph dans les années 1960 pour nourrir un peu l’histoire…























Ann-Margret Olsson.
Reine des rousses.
Ni Kidman ni Lohan ne diront le contraire.
ELLE ÉTAIT L’ÉTÉ
Un nombre certain d’enfants de sexe masculin des années 80 lui vouent un culte éternel : ils lui doivent leur première éjaculation nocturne.
D’autres se rappellent de quelques Lui.
D’autres encore ont d’elle des souvenirs émus rapport au générique de l’historique Sex Machine de Manoeuvre et Dionnet : c’est elle la pin-up. Bah oui.
D’ailleurs, pour celles et ceux qui croient que le revival pin-up est un phénomène de nos années 00, révisez : le premier gros délire vintage 50’s s’est produit pendant ces 80’s.
C’était pas aussi mainstream qu’aujourd’hui certes.
Elle, elle faisait partie des branchés de l’époque, fricotant avec le gratin post punk new wave tout ça. Cherche et essaie de trouver son M’oublie pas avec Jacno et Daho…
Mais Pauline Lafont est surtout le personnage de L’Été en pente douce.
Moiteur, chaleurs et Pauline pas à la plage mais dans un vieux rade paumé.
L’attrait du hameau.
On peut voir ce film comme un des derniers sur la lancée des seventies, quand même les films français se lâchaient dans le stupre et/ou le pas socialement correct (comme Vive les Femmes aussi, et son « tube » assez connu)…
C’était l’actrice idéale – un peu comme sa mère avant – pour ce genre de films destinés à choquer le bourgeois et bourgeonner le fiston.
Elle est morte connement en faisant de la randonnée en Lozère.
Mortelle randonnée.
RIEN FOUTRE
Pour le 1er mai. Fête du travail.
On vous met le plus dur.
Celui du coupeur de canne.
Ou plutôt, le fils du coupeur de canne.
Celui de la 116 ème. Du Grand Concourse. De Loisada Avenue. De Borniquen Plaza.
Celui qui ramasse les poubelles. Celui de la MTA.
Héctor Lavoe.
Héctor La Voix.
Le petit bonhomme avec les lunettes de Steeve Urkel.
Jim Morrison + Frank Sinatra.
Un Santero.
Un Junkie.
Un Souteneur.
Une Rock star.
Un Méteque.
Un Playboy.
Un Gambler.
Une Voix.
Saint Dieu.
Sante force.
Saints immortels.
A dix miles kilomètres et trois mille ans des eaux du Nil : Yemania. Mami Wata.
Blanche comme le muguet.
Restez au lit aujourd’hui et faites couler un fleuve de lait.











