NORMAN McLAREN

juillet 7, 2010 by Cuisto  
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Animateur appliqué et reconnu mondialement grâce à l’obtention d’un Oscar en 1952 pour son court Neighbours et une palme d’or pour Blinky Blank en 1955, Norman s’est toujours évertué à associer son et image au sein de son travail à travers de nombreuses techniques, « L’oeil entend, l’oreille voit » sera d’ailleurs le titre d’un de ses films.
Son importante productivité pour l’Office national du film du Canada lui vaudra également de nombreux honneurs nationaux.

PAS TRÈS CATHOLIQUE

juillet 4, 2010 by Cuisto  
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Par temps de foutue crise, un peu de distraction ne fait jamais de mal.
Pendant la grande dépression de 1929 les U.S. avaient trouvé.
Comment?
En se baffrant de lectures cochonnes.
Parties de jambons et saucisses à l’air.

À l’époque les Tijuana Bibles ont permis à leurs lecteurs d’oublier problèmes quotidiens et morosité le temps de leurs 8 pages à tourner.

Toujours distribuées sous le manteau, ces petites bandes dessinées au contenu plus que porno et parodiant souvent personnalités ou personnages fictifs déjà existants, s’arrachaient à l’époque si bien que l’on pouvait se demander si leur diffusion massive n’était pas le fait du crime organisé.

Les auteurs de ces Eight-Pagers, aussi appelés : Two-by-Fours, Gray-Backs, Bluesies, Jo-Jo Books, Tillie-and-Mac Books, Jiggs-and-Maggie Books, ou simplement Fuck Books restaient tout comme leur distribution : « Under-Cover ».

Très peu furent identifiés comme Doc Rankin ou encore Wesley Morse qui sera d’ailleurs aussi connu pour avoir été embauché par la firme Topps vers 1954 afin de créer Joe Bazooka et son Gang, drôle de grand écart pour celui-ci, passant d’histoires d’O à histoires pour minots.

Les traits du personnage et la touche d’humour décalé également présente dans la Tijuana Bible « Today I am a man » ci-dessous sont significatifs de son style.

ART GENTIQUE

mai 12, 2010 by Cuisto  
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William Gale Gedney : un regard impartial sur les Etats-Unis. De son balcon de New York à l’ouest des Appalaches. Personne ne semble mis de côté.
C’est l’Amérique d’après-guerre, la deuxième. Témoignage, des fifties aux eighties.

Son objectif a aussi vagabondé en Europe, ou en Inde.
Au final, du berceau à la tombe, pas moins de 50.000 documents photographiés et écrits. Le sacerdoce d’une vie.
Patrimoine cohérent et égal mais pendant longtemps : silence radio de la reconnaissance.

Il faudra attendre 2000 pour qu’une exposition digne de son nom lui soit consacrée, c’est le MOMA de San Francisco qui s’y collera.
Un intérêt grandissant pour son œuvre qui justifiera la publication de What Was True: The Photographs and Notebooks of William Gedney.

Élégance argentique.
Réalisme noir sur blanc.

JEAN PIERRE BRAZS

mai 8, 2010 by Cuisto  
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« Toujours envisagé in situ, et comme le veut la loi du genre, le travail de Jean-Pierre Brazs constitue une relecture du lieu investi, sa reformulation spatiale et symbolique. Quel que soit l’endroit choisi, cette intervention reste toutefois une citation respectueuse.
Chez Jean-Pierre Brazs, le maître mot de l’art, à l’inverse des positions d’autorité, c’est l’hommage.
Née du lieu qui l’accueille, chaque oeuvre va se configurer étroitement en fonction de celui-ci, à titre de prolongement, et non en surcroît, comme élément rapporté.
On mesure combien la démarche de l’artiste diverge de celle des land artists historiques, adeptes d’une relation violente au lieu investi sur laquelle il y a sans conteste à redire. Pour Brazs, pas question de reproduire cet « art tellurien » cher à Robert Smithson, valorisant les pouvoirs de l’homme sur la nature et une esthétique du déplacement radical où ce qui appartient à la nature ne lui est pas rendu. Moins qu’un démiurge et mieux, au bout du compte, l’artiste tel que Jean-Pierre Brazs en fixe les contours est un metteur en formes soucieux de ne pas tout abandonner à la représentation. Son univers, s’il est celui des apparences, est autant celui des incarnations. »

Paul Ardenne

Extraits du catalogue Art Grandeur Nature 98

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