Cannes c’est fini.
Comme vous le savez tous et toutes, surtout ceux qui regardent ce grand cirque à la télé juste pour les potins et les popotins dans leurs robes moulantes, à défaut de s’intéresser à ce qu’il se passe vraiment sur les écrans autres que celui du palais, Polisse, le film de Maïwen Le Besco a reçu le prix du jury cette année.
On ne s’attardera pas dessus, pas par manque d’intérêt mais simplement parce que Hell’s Kitchen n’a pas le statut des Inrocks pour en faire sa couv’ et ne reçoit donc pas d’accréditation, impossibilité pour nos mirettes de tâter de la toile de jouis la vie cannoise.
On aurait pu y aller juste pour les soirées, mais non plus, on les fait à la maison aussi celles-ci.
Dépensons moins pour se la foutre mieux.
Bref.
C’est la présence de Joey starr comédien dans ce Polisse qui nous donne envie de parler d’autre chose.
Pourtant, comme le dit si bien le petit ourson de Miami : « NTM, Solaar, IAM c’est de l’antiquité… » Il n’a pas tort, des quadras lâchant des 16 ne touchent plus personne, on n’est pas aux States, man.
Quoique… Là-bas, beaucoup se recyclent dans le cinoche, regarde ne serait-ce que le cube de glace, d’autres l’ont bien tenté ici aussi : Akhenatonton la morale s’y était dramatiquement essayé dans Comme un aimant, Stomy Bugsy n’a pas tenté de percer plus que ça ou s’est fait jeter on ne sait, Solo a fait des apparitions dans La Haine, on allait l’oublier, et MC Jean Gabin tout en claquant des bouches a eu le premier rôle dans Black… mais rien de terriblement folichon.
Seul Didier Morville sera sûrement le premier à être plus ou moins reconnu dans le milieu. Premier signe : sa nomination en 2009 pour le César du meilleur acteur dans un second rôle, dans le cadre du super chiant Bal des actrices, de la même Maïwen « réalisatrice jeu de mots » Le Besco.
C’est donc le moment de se rappeler de son premier passage, à ce qu’on sache, devant une caméra autre que clippeuse : dès 90, il faisait l’acteur, le Jaguarr, avec Solo, Marco Prince, Rockin Squat’ ainsi que Guillaume Depardieu, et caetera.
Caméra tenue par Cyril Collard, pas seulement le gars des Nuits Fauves entre nous soit dit, mais aussi concepteur de la série Le Lyonnais et réalisateur on n’est jamais mieux servi que par soi-même, de l’épisode Taggers.
Une série de l’époque Mitterrand, avec un Selim Rey pour inspecteur, la France Black Blanc Beur bien avant 98, sous l’insigne de la main jaune – et on ne parle pas de la discothèque pour férus de rollers.
Un épisode assez cliché, zulu génération pastichée, mais bien marrant à mater.
Pour un revival Starter voici quelques extraits :




3 réponses pour le moment ↓
1 Popol // 25 mai 2011 à %H:%M
Dans ton énumération de stars du Hip-Hop hnational, nous avons Doudou Masta, que l’on retrouve de pas mal de films à petits budgets de genre dont l’excellent (à mon humble avis) La Horde. Bref talent à suivre…
2 NùÑeZ // 14 juin 2011 à %H:%M
. . . . ..Oup’S désolée pour cette question au sujet d’ « une nouvelle histoire », c’est que je suis « déconnectée » de l’univers T.V depuis quelques temps déjà, je ne voudrais offenSer ni KoolShen, ni JoeYStarR… . . . . . . . . . .
LadY AléZia.
3 . . . ...AléZia... . . . // 14 juin 2011 à %H:%M
. . ..Et pour ce qui est du « contemporain », j’oserais même dire du « temporel », à l’Institut du Monde Arabe, ce Jeudi Vingt six Mai Deux Mille OnZe, à Dix-huit heures trente, fut projeté dans d’excellentes conditions un charmant regard sur l’Univers de la gent Masculine HIP-HOP. Présenté par la jeune réalisatrice Keira Maameri and co « DERNIERSDELACLASSE »prod , un bon documentaire intitulé: « DON’T PANIK » qui nous ouvre les yeux et nous met « à la page » de ce qui se fait de beau à travers le RAP. Respect Keira & son équipe. Respect et Merci… . . . .
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