Supreme par ci, Supreme par là.
Ni de poulet ni de chapon, toujours le même pour une fois énième.
Cette fois-ci, ce n’est pas pour une nouvelle rasade d’atrabile.
Cette collab’ Playboy est bien, à la parfaite croisée de nos intérêts.
Tout comme cette dernière collec’ d’ailleurs présentée par Jason Dill, (ico)niqué skater et le mec derrière feu Fucking Awesome.
Comme pour Thom Browne d’ailleurs. Autre histoire.
Bref, là n’est pas le sujet, on n’est ni Hypebeast ni tous ces blogos boloss, rois du copié/collé.
Ah si ! Les Supreme x Vans Mike Carroll, ça se passe de commentaire.
Les vrais Vans-eux savent. Point barre.
Passons au véritable sujet, à cette idée qui nous trotte dans le cervelet.
On suppute que Supreme mute.
Par mutation, on ne pense pas à un glissement vers le bas de la pyramide.
Ça, ça fait un moment qu’on te le dit.



Parce que c’est quand même marrant ces collab’ qui tombent au bon moment ces derniers temps, genre : Lady Gaga lance son nouveau clip et paf !, elle aussi est égérie Supreme dans Purple Fashion.
Genre : Budweiser essaie de relancer ses ventes depuis fin 2008 et chbing !, collabore avec Supreme pour juin 2009.
Ou encore Playboy ce mars-ci alors que le titre ne vend plus et qu’Hefner cherche repreneur depuis belle lurette.
(Sans parler du lookbook Fall 2010 fait avec Cyprien Gaillard que celui-ci a pu utiliser comme photos presse, une pierre deux coups).
James Jebbia est un génie du marketing et le roi de la collab’ (derrière l’empereur Nigo, n’en déplaisent à certains wannabees nazis) et au regard des derniers actions marketing de la marque, ça sent le passage à un nouveau palier.
On ne va pas t’expliquer l’intérêt du co-branding ou co-marquage pour parler français.
Mais à se demander si Supreme aujourd’hui n’est pas devenue au même titre qu’un magazine, un billboard ou une pub télé, un médium publicitaire.
Le monde des possibles médiatiques n’en devenant alors que plus grand, le vêtement comme une sorte de Nouveau Monde pour les marques en galère achetant de l’espace Supreme comme on achète de l’espace télé.
Location du capital « cool » de marque après évaluation façon Young & Rubicam.
On suppute, on suppute.
Parce que Budweiser, Lady Gaga et Playboy n’apportent aucune valeur ajoutée à Supreme, ce ne sont ni Vans ni Nike SB à l’époque où Supreme ne produisait pas de chaussures, ni tous les artistes pour les tees et decks et encore moins avec les nippons de Neighborhood ou de WTaps.

Artistiquement pas biwinning comme dirait l’autre, il faut bien que ce co-marquage le soit et si la marque « invitée » gagne du cool alors Supreme ne peut qu’empocher des ronds sans avoir besoin de faire de ronds de jambe.
Avec en prime pour Gaga, une baise pour le sport, façon Paul Simay sautant Christine Dupont.
Comme un magazine ou comme toute agence de contenu ayant besoin de vaches à lait et de clients images, chacun étant traité différemment.
Demandez au chef de pub qui paye le plus cher sa quatrième de couv’ entre Corona et Vans.
Dur d’imaginer que Jebbia n’ait pas fait ce choix et pire, qu’il refuse cela par souci éthique.
On n’y croit pas, même s’il est fort probable qu’on ne le sache jamais officiellement.
Si c’est bien le cas, alors sincèrement chapeau M. James Jebbia, belle ouverture façon Jonathan Wilkinson.





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