Certains aficionados du navet s’en rappellent peut-être, de notre Edwige, Edwige Fenech.
Via un des ses films mémorables : Tais-toi quand tu parles.
Ce genre de films qui fait passer Max Pécas pour un grand du ciné français, un truc au scénario aussi transparent que les nuisettes d’Edwige dans ses scènes d’hôtel ayant du mal à donner l’illusion d’un quatre étoiles. Plus qu’un nanar, que l’on doit à l’inénarrable Philippe Clair et que même Direct 8 n’ose pas reprogrammer pour remplir sa grille, c’est dire.
Et pourtant il faut dire aussi que Tais-toi quand tu parles fut le sommet dans son genre de la carrière de celui que les Italiens eurent le bon goût d’expatrier en France, où au moins il réussit à aligner les cachets pendant une décennie : le débile Aldo Maccione.
Exploit d’Edwige en tout cas : habituée à enchaîner les films les plus vides d’Italie qu’elle remplit de ses formes dénudées pendant toutes les années 70, les trentenaires transalpins lui disent merci : grâce à elle, ils ont su assez tôt comment faire papa avec maman.
On vous épargnera la liste de ces comédies érotico qui agaçait la sève des puceaux pas encore familiarisés au porno totalement interdit au pays du Vatican, sans résister toutefois à citer son Lâche-moi les jarretelles, en y ajoutant un autre de sa période allemande : Les petites chattes sont toutes gourmandes…
Car oui, avant d’aller en Italie, elle fréquenta les Teutons prompts à montrer du téton à l’écran, faut bien se faire un nom dans le métier.
Mais c’est bien au pays des gnocchis et du risotto qu’elle perça, éclusant tous les genres de films populaires.
Surtout et pour ce qui nous intéresse vraiment, le giallo.
Notamment avec Mario Bava, ou bien sous la direction du frère de celui avec qui elle vivait maritalement, le producteur et réalisateur de gialli Sergio Martino qui lui donna, entre autres, le rôle phare de L’Alliance invisible.
Ou Toutes les Couleurs de l’Obscurité en français, ou Toutes les Couleurs du Vice en français belge… voulaient faire rentrer du flouze, les distributeurs du pays plat.
Bref, et dire qu’elle se plaignait au début des années 70 de jouer que dans des films de cette trempe, dommage pour elle.
Mais elle est loin d’être conne, Edwige : comprenant l’arrivée de la suprématie télé dans les 80, elle se reconvertit dans les talk-shows neuneu pour mémères au foyer et surtout, monta sa propre boîte de prod’ qui lui assura ses arrières.
Son derrière devant déjà être assuré, lui, depuis longtemps, chacun son patrimoine.
Les fans boutonneux d’horror movies et mangeurs de pizzas, une fois devenus grands et pour certains d’entre eux arrivés à réaliser, du genre Tarantino ou Eli Roth en particulier donnèrent ensuite à Edwige l’occasion de revenir sur pellicule, dans Hostel, Part 2.
Une légende qu’on vous dit.
Yeux de biche, longues jambes.



















2 réponses pour le moment ↓
1 Riski // 14 octobre 2010 à %H:%M
Just jerked my nut off on this… but I feel smarter now…
2 Michèle Mercier | Hell's Kitchen // 18 octobre 2010 à %H:%M
[...] Visages de la Peur, fameux film en trois volets de Mario Bava, encore lui – il devait aimer les petites Françaises, merci [...]
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