Ralph Bakshi, notre gâterie préférée du dimanche, après Coonskin.
Donc pas de bio cette fois.
Mais avant que tu regardes ce Hey Good Lookin’ :
Brève introduction.
Contexte : Brooklyn dans les années 1950, la fin du zoot suit, le début du look rocker, bien avant que tout ça ne vire skinny, puis baggy puis re-skinny…
La vie de Vinnie, un jeune membre de gang obsédé par la reconnaissance de ses pairs, par les minettes et par son look, et son pote tendance idiot du village, ou plutôt du quartier, faire-valoir du premier, fils de flic : Crazy Shapiro.
Pas envie de faire une fiche Wikiped’, mais envie de dire que ce film aurait dû être moitié animé, moitié joué, avec les New-York Dolls en rôle homo et aussi le fameux Yaphet Kotto.
Autrement dit, Hey Good Lookin’ aurait dû être l’apothéose artistique de Bakshi, la Warner en a voulu différemment.
Certains diront que c’est le plus mauvais des Bakshi, peut-être que selon certains critères classico-classiques anim’ américaine, c’est pas foufou.
Oui, peut-être.
À notre avis à nous qu’on partage, ce film est génial, portrait social, romancé point trop n’en faut, de la vie de quartier, bataille rangée avec les Blacks d’à-côté, menés par un Boogaloo au bagout de loulou qu’il est.
Bande-son rock’n’roll hyper efficace et le look de Vinnie, avec une scène digne de Saturday Night Fever, Vinnie se (sur)sapant devant une glace, version fin de semaine, pas trop cuir, pas trop black, plutôt sable et costume fitté, après la scène du perfecto.
Ou Roz, cette fille devenant femme, s’entichant du «cool guy», découvrant qu’elle est hyper gaulée, la vedette du quartier à la féminité débordante s’émancipant d’un père trop présent. Douée pour mettre en avant ses atouts, sexy comme il faut, un peu vulgaire, forcément.
C’est ça, en fin de compte, le coeur de Hey Good Lookin’ : la vie de ces jeunes devinant à l’horizon les obligations adultes, la sape de ces gamins pas aisés se sur-fringuant pour aller draguer, pour aller pimper, pour être le roi du quartier. Se donner un look de mec qui a réussi, «successful living» comme disait une certaine marque…
Le début du capital subculturel, comme ils disent en anglais, nous, on préfère péri-culturel, pour éviter l’utilisation du en français péjoratif «sous», désolé Miss Thornton.
On est en 2010, un dimanche, t’es sûrement sorti hier, au mieux mercredi, tu as dragué, tu as essayé d’être hip, Vinnie et Roz l’on fait avant.
Presque pareillement, finalement.




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