RANDO RAD

Style
1 septembre 2010

Contrairement à ce que certaines langues de fiel supputent parfois, Vans pédale pas dans la choucroute.
On dirait même qu’ils changent de braquet.
De la niche à l’arbre.
Dont l’arbre généalogique.

Rayon vélo, ça fait un petit moment que ça dure, cet amour du chausseur sneaker pour les vélocipédistes, en commençant par les amateurs du pignon se prenant des pains sans le frein.
Logique finalement dans le sens San Francisco, Berkeley, nid à fixies tout ça, au point que la boîte de Anaheim fait partie de l’horizon pignon fixé comme un poisson dans l’eau.

Confer les Syndicate avec Gabe Morford, le réal de du crew Mash SF.
Ou le Fixed Gear Era pack d’il y a deux automnes. Et d’autres encore, souvenirs périssables…

Mais avec Brooks England Ltd, la vénérable maison anglaise de l’accessoire pour vélos, Vans s’échappe donc du confort douillet au coeur du peloton, en tentant l’échappée dans la grande tradition.
Pas fixie-fixie, juste vélo tout beau, comme ces riders parcourant Londres tout de tweed vêtus, en knickerbockers et veste sport.

Car Brooks, c’est esprit temple du vélo, église de la selle et de la sacoche pour bicycles.
Tradition, perpétuation du coup de mollet la tête dans le guidon qu’on se passe de grand-père à petit-fils, internationale réputation.

Ambiance je veux du cuir, forcément : Brooks se décarcasse pas pour trouver de la peau de vache depuis 1866 pour rien.

D’où l’interrogation sur le délire selle gravée tattoo style.
Pas obligatoirement du meilleur goût si l’on se met à la place des puristes.
On attend de voir en revanche, ce que le Made in Asia chéri par VF va bien pouvoir donner comme qualité…

Collaboration pour ceux qui comprennent, hip hip hip, hipsters, destinée à quelques few happy, puisque ces Vault Era avec la selle qui va avec, sont tirées à 500 exemplaires.

À trouver dans les lieux habituels, Colette et Dover Street Market ou autre Soto à Berlin il paraît.
En septembre et donc bientôt, c’est un peu pour ça qu’on en parle.

Comme l’autre collab’ Vault qui va bien : celle avec Filson.
Là, ce sont Era et Sk8-Hi au menu et surtout, surtout : sac à dos.

Un seul sac et tout est modifié : t’as lâché ton VTT et tu fais du camping sous le ciel étoilé, tu cuis tes saucisses dans la nuit en te prenant pour un hobo sachant bourlinguer avec ton backpack.
Randonnée dans la baie de Seattle, région mère des papys de l’outerwear a.k.a. Filson.

Rêves de Mère Nature.
Réalité : surf sur la vague des barbus en vadrouille dans les coins branchouilles, en mode Barbour / Pataugas, euh non pas les Pataugas, quoique, mais on verra ça plus tard…

Toujours sans la canne à pêche ni le fusil de chasse non plus, dommage.
Ça finirait le total look pourtant, en risquant de se faire enfermer à Sainte Anne ou embarqué au poulailler. Certes.

Mais restent des chasseurs camouflés : c’est l’heure du ball-trap dans les bureaux de conception.
Pétarade dans tous les coins possibles ayant un lien avec le Grand Ouest, ligne de mire sur laquelle toute marque à ça reliée vide son barillet.
Les grands horizons et les grands espaces.

Fantasmes structurés façon exploration des grands espaces vierges.
Rêves débarrassés de la sauvagerie industrielle liée à l’Homme Blanc.
Retour à la primitivité.

Et ça marche, sur les petits Blancs refoulant leur Descartes sans le savoir, faut pas trop en demander aux modeux.
On y reniflerait presque dans tout cela une graine de haine de soi mais, stop : on arrête les citations philo molles pour aujourd’hui.

On partirait trop loin.
Alors, tentative de jeu de mots pour faire chuter ce topo : collaborations bicéphales, tendance biocéphale.

Ça nous remonte pas trop trop l’encéphalogramme, faut pas exagérer.

C’est la rentrée, pas l’époque de l’enthousiasme débridé.

Click here for Support

Title:

characters. Most search engines use a maximum of 60 chars for the title.
Description: