Marisa Mell semblait avoir tiré le gros lot : sculpturale actrice autrichienne, elle arrive en Italie et à Cinecittà quand les studios romains n’étaient pas un vaisseau fantôme mais encore au firmament du ciné européen, au début des années 60.
En 63, elle tourne donc dans Casanova 70, avec Mastroianni et aux côtés de Virna Lisi et Michèle Mercier.
Mais cette année-là, alors qu’elle tapait à la porte d’une carrière en série A, elle se prend un accident de voiture qui la défigure.
Deux ans de chirurgie plastique plus tard, elle revient mais la poisse continue.
Elle se retrouve embarquée dans un projet de pièce pour Broadway tellement catastrophique qu’elle ne sera jamais montée à NYC.
Mais encore réputée, elle fait la connerie de refuser un contrat à la MGM et revient donc à Rome, pour finalement enchaîner les séries B et les nanards culcul sci fi, ce qui fait qu’elle est encore aujourd’hui adorée par les fans du cinéma bis, notamment pour son rôle dans Danger Diabolik.
Une niche dans le genre limité.
Or les modes et la société évoluant, elle galère de plus en plus à mesure que les années 70 avancent, pour se retrouver de plus en plus dans la panade.
Malgré le soutien jamais démenti de Helmut Berger, qui essaie de lui trouver des rôles en la recommandant.
Obligée de trouver des moyens de remplir le frigo, elle va se retrouver au début des années 80 à jouer dans des porno, méditant sur la saleté de la vie.
Qui ne l’épargnera même pas sur la fin puisqu’elle se chope un cancer carabiné, pour mourir à 53 ans.
Marisa Mell était craquante, elle eut une vie de croquant.





















1 réponse pour le moment ↓
1 Mani // 10 août 2010 à %H:%M
Déprimant comme article, mais bien écrit. Remarque ça fait relativiser les petits tracas quotidien !
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