BRATS & CATS

Style
11 mai 2010

Jofama, entreprise produisant des vestes de moto, fondée en 1926.
De la veste de biker pour les habitants du pays de Thor.

Passé greaser, passé biker.
Rouler vite et mourir jeune entre Stockholm et Malung.
Cuir, moumoute, et tout l’attirail pour arpenter les routes menant au Valhalla.
Vild Ungdom.
Confort et résistance sont les mots d’ordre de la maison.
Un motard se conserve à température ambiante, ni trop chaud, ni trop froid, sinon c’est le risque de chute.

Le cocktail qu’il faut pour se la jouer Schott version Odin et aller choper de la valkyrie.

Communication bien chiadée, ça sent presque l’huile de moteur et la pin-up au blond châssis.

Et puis ça dérape, la marque fait appel à des bloggers bien brats, Kenza etRobin , un minou et un minet.
Des brats plus aptes à utiliser la CB de papa qu’à retaper la vieille meule de papy.
Doués pour se prendre en photo mais trop chochottes pour mettre un ongle sur la dynamo.

Bref, un duo loin de Johnny et Kathie.

Alors, ouais, tu peux rééditer tes vestes qui ont fait ta renommée pour l’automne prochain.
Ouais, ça a de la gueule, c’est propre, c’est beau.

Mais, putain en faisant à côté de ça des capsules avec une nunuche au joli minois qui te propose un Perfecto rose bonbon, c’est dur d’être crédible.

Ça tranche avec le Brando auquel ils se réfèrent : Terry Maloy.
Pas le Brando biker, justement, mais le Brando docker du film de Kazan, Sur les Quais, film à huit Oscars, pas moins.
Brando en ancien boxeur, dérouilleur de Syndicat mafieux, galocheur de blonde platine en détresse.

Association crédible, sûrement, auprès des pimbêches et gandins de Stureplan, Perfecto pour se balader en taxi.
Pas vraiment Blouson noir, plutôt greluche et godelureau.
Grand écart foiré et c’est les adducteurs des addictés qui lâchent.
Bâton dans les roues.
Tout se casse la gueule à cause d’une pépé bien roulé et bien culcul et d’un gominé en manque de testo.
Ça marche pour les ados friqués en manque d’ersatz de sensations fortes, pas sûr que ça fonctionne avec l’autre segment…

Il y a comme qui dirait un misfit.
Incohérence et anguille sous roche.
Ça sent la marque qui a envie de bouffer à tous les râteliers, chez les brats et chez les cats.
Sauf que les cats sont plutôt « beat on the brat with the baseball bat ».

Donc oui, on est sceptiques, on restera fidèles à Schott et Vanson.

Du vrai Brando, pas du Brandon.

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