POP OF THE TOPPS

Sport
5 mai 2010



Panini ca te dit rien?
Non, pas les sandwiches mais la firme italienne logotypée par un petit chevalier à la lance bien trop longue qui t’a permis de coller ton Platini ou J.P.P. préféré dans ton petit album annuel.
Ça t’en rappelle des souvenirs, hein?

Seulement fondée en 1961, Panini qui rendait adhésive la ganache de nos stars du ballon rond, n’a une fois de plus fait que s’inspirer d’un phénomène existant depuis près d’un siècle de l’autre coté de l’Atlantique.
Bah oui, c’est avec l’engouement naissant pour la photo et le baseball qu’au milieu du XIXè les cartes commerciales ont vu le jour.

Tout d’abord utilisées par n’importe quel petit ou gros patron voulant faire de la pub pour son commerce, ce sont les secteurs du tabac et de la confiserie qui auront une grande part dans ce business des « trade cards ».
Les cartes à l’effigie des stars du home run par exemple, très souvent fourrées dans les paquets de clopes au début du siècle, viendront par la suite se glisser dans des paquets de chewing-gum.

L’American Leaf Tobacco se transformera après la seconde guerre en Topps Gum Company, celle qui avec les sociétés Bowman Gum, Leaf Candy Company et Fleer lancera la machine au niveau industriel, normal : mieux vaut se mâcher une gomme pour avoir l’haleine fraîche que goudronnée pour pas faire fuir la petite prête à galocher… Car évidemment, c’est le marché des ados qui est visé en priorité prioritaire.

Ça tombait bien : les années 50 sont la naissance de la culture jeune et donc : la décennie de l’apogée là-bas des « trade cards ».

Passer d’une dépendance à une autre tout en y injectant un peu d’opium du peuple ne semblait pas gêner les Ricains.
Cynique ? Malin ? En tout cas : bingo, tout est bon pour rendre accroc le client car business is business, marketing is marketing, et fidélisation et collectionnite égale gros sous.
Topps sera l’une des plus prolifiques en terme de cartes et ce, dans tous les sports, aidé en cela un temps par un monopole sur tous les joueurs de la league de baseball.

Aujourd’hui certaines cartes valent de l’or, comme les fameuses Mickey Mantle des Yankees éditées par Topps ou Bowman, la Georges Mikan de 1948 de chez Bowman vaudrait 218 500 dollars, mais d’autres comme celle de Honus Wagner d’une série de 1909 de la American Tobacco Company aurait été vendu 2,8 millions de dollars, rien que ça.

Allez, va fouiller chez tes parents, ptêt’ qu’un bon vieux Valderama te rapportera de quoi t’acheter deux, trois malabars.

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1 réponse pour le moment ↓

  • 1 Comics' trip | Hell's Kitchen // 14 mai 2010 à %H:%M

    [...] t’a tantôt demandé si tu te souvenais de Panini, on ne te refera pas la même avec Carambar car la [...]

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