Les frères Ertegun, Nesuhi le fan de jazz et Ahmet, le co-fondateur et patron de Atlantic records sont aussi les hommes derrière la création des New York Cosmos, le club de foot de la ville. Ou soccer en américain.
Avec l’aide de Steve Ross, le boss de Warner Bros, compagnie qui avait racheté Atlantic en 1967 tout en laissant Ahmet aux commandes du label, ils ont réussi la transplantation d’un sport dans un pays qui n’y connaissait quetchi (les choses ont changé depuis).
Expérience brève mais intense.
Le trio turco-américain a réussi cette greffe tout simplement en recrutant LA star du foot mondial : Edison Arantes do Nascimento, alias Pelé.
Et ce ne fut pas une mince affaire : tout sauf tête brûlée (c’est pas Maradona…), Pelé était en effet considéré comme pièce vivante du patrimoine national du Brésil sur lequel régnait encore les militaires et n’avait jamais pu être recruté par un club étranger. Il a carrément fallu l’intervention d’Henry Kissinger pour que le transfert se fasse. En 1975.
Pelé à New York, les médias se sont emballés, Carlos Alberto, Franz Beckenbauer et Giorgio Chinaglia sont arrivés, puis Johan Neeskens…
Les Cosmos se sont transformés en une sorte de Harlem Globe Trotters du foot, multipliant les frasques au Studio 54 où ils avaient une table réservée et alimentant les potins (tel ce joueur aimant particulièrement les parties de jambes en l’air dans les airs…).
Super glamour, dont le sommet fut la saison 77 – on dit même que cette année-là les Cosmos ramenaient plus de fans à leurs matches que les Giants.
D’où le documentaire Once in a lifetime, produit par Miramax et avec Matt Dillon en voix off, sorti en 2006.
Super glamour, super tendance, c’est Ralph Lauren qui fut chargé de dessiner la nouvelle tenue des Cosmos en 79.
Hyper business évidemment : dès que la Warner a eu du plomb dans l’aile et que ABC ait décidé de ne plus retransmettre les matches de soccer à la télé, c’en était fini des Cosmos. Et le sulfureux Chinaglia a eu beau essayer de relancer le club et même une nouvelle ligue professionnelle, tout le monde s’en foutait déjà.














2 réponses pour le moment ↓
1 LÉGENDE URBAINE | Hell's Kitchen // 15 février 2010 à %H:%M
[...] que les Cosmos ne foulent le turf synthétique du Giants Stadium, une légende tenace veut que le corps jamais [...]
2 CANARD BOITEUX | Hell's Kitchen // 27 juillet 2010 à %H:%M
[...] On ne transférait pas de joueurs locaux à l’époque de la dictature militaire… Seul Kissinger y arrivera plus tard pour Pelé chez les yankees. [...]
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