SALLY

Cinéma
19 janvier 2010

En corrélation avec l’un de nos derniers posts sur Sesame Street il semblait nécessaire de parler de Sally Cruikshank qui a elle-même été à l’origine de nombreux clips pour l’émission pendant près d’une décennie, dont le fameux Above it all.

Cette autodidacte est surtout à l’origine de courts métrages d’animation à l’aspect et aux scénarios surréalistes et psyché, un style reconnaissable entre tous par des couleurs flashy et des univers donnant vie à des objets de toutes sortes.

Son interview en 1980

Elle-même inspirée par le travail de Max Fleischer, créateur entre autres de Popeye, Betty Boop ou encore de Koko the clown apparaissant par ailleurs à la fin de Qui veut la peau de Roger Rabbit, Sally Cruikshank pourrait être comparée à la marraine de certains artistes comme Ben Jones et son univers de Paper rad.

Ses débuts se font presque par hasard, avec Ducky qu’elle réalise en 1971 alors qu’elle est encore sur les bancs de la Fac, suivi par Fun on Mars décrivant selon elle sa découverte de la Californie.

Par la suite, ses animations se complexifient : Chow Fun, inspiré des packagings de bouffe et pétards chinois, introduira les personnages aux traits de canards Quasi et Anita et lui permettra de se faire repérer par les studios Snazelle films de San Fransisco qui la nommeront directrice de leur département animation.

Quasi & Anita

On retrouvera par la suite ses personnages principaux dans Quasi at the Quackadero et sa tentative de long Quasi’s Cabaret dont seule une bande annonce verra le jour, faute de moyens.
Elle achèvera par contre son film de 5 minutes Face like a frog, sur le thème d’Halloween et dont on se souvient pour la chanson Don’t Go into the Basement interprétée par Danny Elfman de Oingo Boingo.

En 1982 elle est à l’origine d’une animation sur l’enfer qui sera visible dans le film The twilight zone et du gag Pac Man dans le film Top secret de 1984 dont elle fera également le générique ainsi que pour les films Mannequin, Mad house et Ruthless People.

Sally cruikshank ou l’art de mêler psychédélisme et esthétique enfantine.

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