Sulfurique 50

septembre 30, 2009 by Cuisto  
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M Trudeau2

Ouais, on force un peu le trait là en mettant Margaret Trudeau dans le fil Sulfurique, surtout après la bande à Baader et Son of Sam…
Mais on fait ce qu’on veut, on est chez nous.

La Margaret a toutefois fait grave parler la poudre et les journaux, et largement alimenté sa légende dans les chaumières des péquenots d’Albany et de bien des foyers canadiens des années 70.
D’abord en se mariant avec le Kennedy canadien, Pierre Elliott Trudeau, d’à peu près 30 ans son aîné rendant conséquemment folles de rage pas mal de ses contemporaines congénères.

Puis en s’en séparant vers 1977 et allant vivre sa vie de jet-setteuse affranchie au cœur palpitant, que dis-je, l’aorte bouillonnante du New York orgiaque de la fin 70, au milieu du carré VIP du Studio 54 tel un pilier de bar à coke et à putes.
Jusqu’à en oublier les paparazzi et de se faire prendre en photo la foufe à l’air, alors qu’elle était assise sûrement un peu pompette en train d’écrire quelque chose sur un bout de papier à un fan de passage…
Pour finir par se faire allumer en compagnie de Mick Jagger le soir même de ces élections qui feront retourner son encore mari au statut d’ex premier ministre glamour.

M Trudeau

Pour la petite histoire people, les Jagger ont beaucoup fait pour la renommée du Studio 54, surtout Bianca, qui a lancé le délire en fêtant son anniversaire à l’ouverture du club, en chevauchant un destrier blanc… Toute une époque.

Studio 54 1978

Le chant du cygne avant le retour du refoulé religieux rednecks états-unien sous la figure de Reagan, l’ange gardien des « vraies valeurs » US.
Les années 80.

B.B.

septembre 28, 2009 by Cuisto  
Filed under Cinéma, Hell Yeah, Musique, Vêtement

BB2

La protectrice des bébés phoques et de la race indo-européenne fête aujourd’hui ses 75 ans.
Ce jour-là, mais en 1960, ne pouvant plus endurer la pression de la presse et ses paparazzi, elle fait une tentative de suicide.

La James Hyman Gallery à Londres, Savile Row revient avec 75 tirages sur cette histoire tumultueuse de chair à papier qui a donc failli mal finir avant d’avoir vraiment commencé.
Car en 1960, ce n’était que le début, de la totale hystérie de niveau mondiale qu’elle réussira finalement à supporter pendant les sixties.

Si elle ne s’était pas loupée ce 28 septembre 1960, elle n’aurait pas non plus rencontré Gainsbourg en 1967 qui lui donnera à partir de leur rencontre, le marchepied pour passer du statut -disséqué à l’époque par Simone de Beauvoir- de la Lolita sois belle et tais-toi façon jeune et jolie « blonde » que des wagons de Claudia Schiffer n’ont jamais eu peur d’embarquer, à celui de Femme, la vraie, la maman et la putain, la Force et les faiblesses. De l’icône au mythe. De la division des Marylin ou Claudia, Claudia Cardinale, pas la pouffe allemande.

Pas pour rien d’ailleurs que le 31 décembre l’ORTF lui laisse carte blanche pour animer la soirée de Sylvestre à la télé et si l’INA voulait bien mettre ses archives vraiment à disposition, on pourrait voir ce qu’il en fut de ce Bardot show resté dans les annales, même américaines, comme un programme particulièrement en avance, surtout grâce aux prototypes de vidéo clips qui parsemèrent cette émission de variétés comme on disait au temps de Marithé et Gilbert Carpentier…

C’est d’ailleurs ce soir-là qu’elle apparaît pour chanter Harley Davidson en look motarde, minijupe en cuir noir et ces fameuses cuissardes que les fashionistas de cet automne ont l’air d’adorer -hey les filles, on espère pour vous que vous avez les jambes idoines pour les assumer…

Gugusses

septembre 25, 2009 by Cuisto  
Filed under Cinéma, Hell Yeah

Myownprivateidaho

On parlait de hobo ci-dessous, encore, et toujours, cf. notre fil rouge hivernal…

On n’allait pas oublier de vous parler de My Own Private Idaho, avec (malheureusement feu) River Phoenix et Keanu Reeves qui jouent là un genre de hobo homo pas mal plein de guedro.
Un film de Gus Van Sant, son troisième, en 1991, un an après son Drugstore Cowboy, film culte chez certain ici présent.

Son apogée aussi pour nous, même si le reste de sa filmographie n’est pas à chier évidemment (notamment Elephant). Parfois dans le genre chiant un peu, en particulier l’espèce de thriller autour d’un jeune skater : Paranoid Park (si tu t’ennuies à l’idée de le revoir un soir, profites-en pour compter le nombre de placements de produits skate en 1 heure et demie…).
Ou la dernière fois carrément larmoyant : Harvey Milk – et non, on ne la joue pas indie qui vient de découvrir les chemises à carreaux et qui trouve que Girls est le meilleur groupe du monde… un film commandé par les studios peut être bon, ainsi avec Van Sant : va voir aussi Prête à tout

Stop.
Tout ça pour dire que ce film propre à la génération grungy arty est train de repasser au ciné, à Paris en tout cas, au Grand Action (ça te donnera une raison d’aller rive gauche…) ou au Nouveau Latina et dépense un peu de ta thune, plutôt que de le voir en 9 parties non sous-titrées sur youtube.
Mais si tu comprends l’anglais et que tu es fauché comme les blés, on t’en voudra pas, va chercher bonheur : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, et… 9.

Par contre c’est sur grand écran et seulement là que tu pourras te prendre les images de Van Sant pleine poire.
Celles du nord ouest des US, Seattle ou Portland surtout (bien avant que certaines modeuses découvrent 18 ans après que Portland, c’est trop génial…). Ou la campagne de là-bas. Ses ciels et ses horizons.
Ouhla… début de poésie bio ? Non.

Dépêche toi, ça fait 10 jours qu’il tourne, mon petit doigt me dit que mardi, c’est fini.

Patchwork

septembre 23, 2009 by Cuisto  
Filed under Hell Yeah, Marketing, Vêtement

RRLpapy

Croyez pas ce qu’on dit à la télé, television the drug of a nation comme le chantaient les Beatnigs, le premier groupe de Michael Franti pas la bande à Ferlinghetti : la récession est toujours là, c’est seulement les banquiers qui ont reconstitué leurs provisions pour cet hiver comme des marmottes qui ne dorment pas, elles…

Nous, les tricards du larfeuille, on va rester sur l’esprit Dépression, Les Raisins de la colère ou On achève bien les chevaux parce qu’on a l’impression, à force de se casser les yeux bien comme il faut sur le web de mode pour mecs qui ont encore de l’argent eux, d’être revenu aux années 30.
Quand le hobo est devenu de nécessité vertu : t’as pas d’argent, tu vas ramasser des oranges à Orange County.
Ou plus sûrement et toujours et encore : aux années 50 quand un clochard céleste pouvait être un Beat qui terminait sa route à San Francisco complètement bourré à force de fêter ses retrouvailles avec tous ses potes restés sur la Bay en oubliant son rendez-vous avec Henry Miller à Big Sur.…

Allez hop, vas-y pour « hobo chic » alors.
Comme ce papy top hip (un ponte de chez RRL, spécialiste des goodies vintage et un des acheteurs d’un Ralph qui se prend désormais pour un cowboy Marlboro), vu sur le Sartorialist il y a déjà longtemps… l’an dernier. Mais entre lui et le monde réel, il a fallu un an de diffusion.
Normal.
Le charclo comme tendance fait même aujourd’hui petit gros débat, surtout quand Barneys en rajoute une louche.
Je dirais même mieux : Get off the bandwagon, EPMD 1988, ouais…

Mais ce qu’on aime à la revoyure et qu’on sent arriver gros comme un cul de camionneur nourri aux steaks frites d’un Routier, c’est le patchwork sur le fut comme papy là.

Parce quand il fait froid dehors et que c’est la guerre et le chômage et qu’on rêve de pâquerettes au printemps dans un champ normand trop mignon, l’édredon saxon en patchwork molletonné, c’est trop cool.
Petit 1.

Et puis petit 2 : c’est quand même mieux de se coudre un patchwork pour cacher ces trous qu’on n’avait pas sur son chino, plutôt que de faire grunge à deux balles revival chanmé, tu crois ptêt que Vanessa Paradis en se dodelinant dans le clip de Joe le Taxi, elle était grunge parce que ses jeans au genou étaient crevés ?
Et une pensée pour Cobain, qui désespérait de voir son groupe associé avec les rednecks de gauche cheveux longs bien peignés à la Pearl Jam… digression.

Et petit 3 : c’est tellement cool le patchwork, c’est tellement amish, je recycle mes chutes de tissu pour me faire une robe à la main avec juste mes dix doigts une aiguille et du fil, c’est tellement l’Oregon, reduce reuse recycle, que ça ne peut faire qu’un carton.
Les petites fleurs, les rayures pastel et les plaids, les motifs ethniques et vintage, tout est bon dans le cochon.
T’as l’impression de sauver la Terre parce que tu te mets à la couture.
Tu te sens bon.
Bel et bon.