Sulfurique 42

Cinéma
3 août 2009

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Terence Steven McQueen.

A-t-on vraiment besoin de le présenter? À part les enfants des sixties et les cinéphiles, ça fait six mois que le web Classic Americana mon amour je t’aime vous en parle, l’encense et en a fait son icône. On est pas loin de l’overdose.

Ce mec c’est comme le 501, c’est l’Amérique diront certains : sports mécaniques, une tête de WASP dans des vêtements d’ouvrier ou d’académicien en fonction des circonstances, viril et tombeur de nanas et bien sûr, honoré durant son service militaire de 3 piges.

Oui mais c’est faire fi de tout son côté pas Hollywood glamour pour deux sous et qui a sûrement plus nourri sa légende que tout son côté good american boy La Grande Évasion ou La Canonnière du Yang-Tse. Et les Les Sept Mercenaires aussi.

Gamin banni, enfant du divorce, distributeur de châtaignes sur ceux qui lui en demandaient et même gratuitement (demande à ses ex), gang banger (au premier sens du terme), déserteur, gros camé, et égoïste.
Le bad boy à qui les mecs voudraient ressembler et avec qui les filles veulent coucher.

Ces filles qui ne lui résistaient pas, ni à son gauche-droite-gauche.
Comme le jour où sa femme Neile Adams apprend sa liaison avec Barbara Leigh, une parmie tant d’autres mais celle de trop, la poussant alors elle aussi vers l’adultère. McQueen la soupçonne, devient parano, l’apprend de la bouche de sa femme et la marrave plusieurs fois, provoquant ainsi le divorce en 1972.

Et ce côté sulfureux, ce côté hyper-testostéroné, c’est la seule chose qui le rende vraiment mythique.

Dans une société de yuppies geek bien habillés ou de cailleras gominées, où personne ne prend d’héroïne, ni ne roule en moto en milieu sauvage, ni ne fait partie d’un gang et assume une nonchalance jusqu’au-boutiste, il incarne ce que tous les mecs aimeraient être finalement.
Et surtout la bande en godillots faisant du design à New York dans leurs bureaux blancs Apple et leurs panoplies à 800$ de chez RRL

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3 réponses pour le moment ↓

  • 1 Bebel | Hell's Kitchen // 9 décembre 2009 à %H:%M

    [...] ont peut-être McQueen, mais nous, on a [...]

  • 2 MATRICE REBELLE | Hell's Kitchen // 14 avril 2010 à %H:%M

    [...] Americana fanas l’ont tué une deuxième fois, Steve McQueen : nous-mêmes n’avions pu nous en empêcher l’an dernier mais là, ça suffit les gars. Il y en a [...]

  • 3 Rocker Speed Shop | Hell's Kitchen // 9 juillet 2010 à %H:%M

    [...] parce que vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a eu une grosse branlette autour du revival Steve Mcqueen et finalement on dirait que vous êtes arrivés au bon moment. Sans le vouloir même peut-être… [...]

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