Sulfurique 41

Phil Spector.
Le prince des sixties musicales, l’inventeur du « Wall of sound » (technique d’enregistrement qui consiste à fondre toutes les pistes d’enregistrement sur une seule, donnant une puissance de son détonante) et le malin génie derrière The Ronettes, The Righteous Brothers, Ike & Tina Turner et tellement d’autres -puis plus tard derrière la console des albums de John Lennon (McCartney lui a toujours détesté la Spector touch), touché peut-être trop vite trop jeune par la gloire. Et la fortune.
Joli cliché mais concrètement sur lui, cela a donné un caractère plus que difficile, qu’on peut qualifier de lunatique ou de cyclothymique quand on est gentil, de fou furieux quand on l’est pas.
Notamment en sortant son gun de sa poche à la moindre occasion quand il est pas content…
Sympa, si sympa que même les Ramones, à force d’être braqués au moment de l’enregistrement de End of Century déserteront le studio.
On dira pour l’excuser qu’il a vu la Vierge au cours d’un accident de voiture qui aurait dû être mortel, et que c’est sûrement difficile à vivre, de dire salut à Marie…
En tout cas, cette sorte de folie lui vaudra récemment en 2003 d’être convaincu du meurtre de Lana Clarkson, chez lui dans son petit palais californien.
Faut jamais embrasser un pistolet sur la bouche, puisque c’est ainsi que Phil Spector a décrit les derniers instants de cette actrice de seconde zone.
Il dort désormais en prison.






Psycho Joe Meek | Hell's Kitchen on jeu, 1st avr 2010 13:39
[...] parle toujours de Phil Spector, qui a poussé l’art du producteur musical au rang des beaux-arts dont, en [...]