Jerry Lee Lewis.
Le roi maudit du rock’n'roll, le vrai fils de Satan du Sud.
De la Louisiane exactement, là où gamin pauvre montrant très vite un don certain pour le piano, il put malgré la ségrégation écouter de toutes ses oreilles déployées les façons noires d’exploiter dans une veine un poil plus terrestre le céleste gospel des églises pentecôtistes… c’est l’époque de l’éclosion du boogie-woogie.
Viré de l’école, pour avoir en pleine messe piraté les airs de grenouilles de bénitier, il enregistre une paire d’années plus tard son premier disque chez Sun records, en 1954 : une version bien à lui et dans le genre hillbilly de Crazy Arms, une ballade country.
La country dont il avouera lui-même bien plus tard qu’il est son vrai amour musical, comme tout bon prolo habité.
Il est d’ailleurs devenu très pote avec Johnny Cash à partir de l’aventure Sun, amitié que l’on a l’impression de vivre en direct dans le biopic dédié à Cash avec Joaquin Phoenix dans le rôle titre, où l’on voit les deux larrons trash en foire déjà imbibés pour la vie d’alcool et d’amphét’ se foutre royalement de la gueule de la minette Elvis Presley.
Parce qu’à l’époque Jerry Lee est au moins aussi important que Presley dans le cœur des jeunes des fifties, cette époque où l’on parlait encore de rockabilly pour différencier le rock’n'roll du Nord conduit par le vieux Bill Haley de celui des chiens fous du Sud (cf. Hell’s Kitchen #3).
Surtout au moment de la sortie de Great Balls of Fire, de ses premières apparitions sur de grosses scènes et même à la télé, où ses main et jambe droites tapent sur le clavier comme un schizo se tape la tête conte un mur parce qu’il parle avec Dieu…
Malheureusement pour lui, à force de pratiquer le rock’n'roll au sens strict, cette expression du slang noir désignant, avant de donner son nom au genre musical, une vie de plaisirs et de débauche en tout genre, sa première tournée anglaise débute par un scandale carabiné.
Sans se cacher, il se pavane en effet avec une très jeune fille, non seulement cousine germaine mais en plus, âgée de seulement 13 ans avec laquelle il vient de se marier. Alors même qu’il n’est toujours pas divorcé de sa 2è femme, le tout à 22, 23 ans.
Énorme scandale dans les chaumières bigotes, accusations de pédophilie (on essaie d’imaginer aujourd’hui…), carrière brisée.
Et début de sa traversée du désert, et d’un alcoolisme de plus en plus lourd à gérer, surtout en étant obligé de regarder à la télé Elvis Presley passé dieu baudruche vivant…
Comme quoi, la polémique est bonne pour une carrière, jusqu’à un certain point.








4 réponses pour le moment ↓
1 Franz // 13 juin 2009 à %H:%M
« on essaie d’imaginer aujourd’hui ».
pas la peine, un mec qui a avoué à plusieurs reprises se faire sucer par des gosses de cinq ans fait 16% aux élections.
aujourd’hui, la prime est aux salopards, il serait temps de s’en rendre compte.
2 romarik // 14 juin 2009 à %H:%M
tu parles de qui là. Je suis un peu idiot alors pourrais tu expliciter ?
3 manu // 14 juin 2009 à %H:%M
Bayrou, arrêtes tes conneries ! t’as perdu un point c’est tout. Non mais soit sérieux les gens n’ont pas voté avec ca en tête c’est un détails de l’histoire comme dirait certains, c’est pas ma principale inquiètude en ce qui concerne la politique francaise en tout cas…
4 Franz // 14 juin 2009 à %H:%M
c’est quand meme révélateur non ? si un pretre catho viole un gosse c’est un scandale national et on dit que de toute facon tous les pretres sont des tares frustres mais si c’est un ecolo bah c’est pas si grave, c’était une époque particuliere, puis bon, se faire sucer par des gosses, c’est festif, faut arreter les tabous..
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