Sulfurique 34
Herbert Huncke.
Specimen rare de la génération Beat, adepte de drogues en tout genre et prosélyte, taulard aux mœurs ouvertes, Herbert Huncke est le loup dans la bergerie, celui qui va faire découvrir le langage du caniveau et de la came à Burroughs, le New-York crade et hip à Kerouac et Ginsberg.
À 12 ans, il fuit de Chicago et de la maison de ses parents, puis des pipes et quelques centaines de kilomètres plus tard, il arrive dans l’état de New-York pour finalement entrer dans la pomme 6 ans plus tard.
Il rencontre Burroughs et lui vend du rêve en l’intégrant dans des magouilles de bas étage. Burroughs, fasciné par le gangstérisme mais pas au point de s’y frotter vraiment, se contente de trouver des cibles pour ses potes pickpockets. Voler pour mieux se défoncer, voilà le quotidien de Burroughs et Huncke. Le premier introduit le second auprès de la Beat Generation et le second ramène putes, gigolos, macs, drogués, voleurs, musiciens chez les littéraires, permettant aux Beat de devenir cool.
S’en suit la taule, entraînant les Beat avec lui toujours plus profond dans les gouffres new-yorkais et américain.
Pas de souffre sans lui.
À peine sorti, il part avec Burroughs et Volmer dans le Texas, où tous s’enfoncent dans une défonce des plus totales.
La roue tourne et rentré à New-York, il tombe pour un vol de voiture commis par son colocataire Ginsberg. Il finira sa vie par vivre aux crochets de ceux qu’il a foutu dans la merde.
Sans lui, les Beat ne s’appelleraient même pas Beat : il est le premier à lâcher le mot dans son journal intime paru en 1964 et Kerouac n’aurait jamais trouvé d’inspiration pour son live On The Road.
On dit merci qui ?







Birth of The Cool | Hell's Kitchen on ven, 19th mar 2010 2:54
[...] plus connus, bien sûr mais aussi les « autres » cools, les parasites comme Herbert Huncke, les professeurs comme D.T. Suzuki, les cools au sang chaud, comme ce joueur de congos, Chano Pozo [...]