Will you gamble ?
Pour fêter le début du commencement du lancement de Gamble -de l’art de rouler sur des planches arty- rendez-vous au NY club.
Et l’on n’est pas qu’un peu contents d’y aller écouter voir les Rub N Tug, Eric et Thomas dans la vraie vie.
À dire vrai on les avait découverts grâce à leur mix CD sorti à la grande époque de la marque aNYthing… “Better With A Spoonful of Leather“.
CD devenu fameux depuis grâce à leur disco bousillée au Néocodion® : c’était certes la grande époque du screw mais seuls les producteurs de Houston le pratiquaient sur du rap, pas les blancs-becs spécialisés dans les after parties new yorkaises du Lower East Side déjanté. Ou de L.A.
Donc oui forcément Aaron Bondaroff est leur pote.
Et Dash Snow avait fait la pochette de ce mix CD mémorable et du coup, ce CD est devenu un sésame pour les hippie hipsters, les vrais, pas les pseudos qui croient que (biiiiip) c’est trop, comment on disait déjà en 79 ? Ah oui, “frais“…
Bref, depuis nous on est à fond, on aime tout ce qu’ils font.
De vrais fans transis pourris.
L’on a même réussi à choper leur 1er maxi : “Crackhousewarmingparty“, leur Fabric était cool aussi, peut-être un peu moins drogué, quoique, pas sûr… quand on connaît les Anglais, on imagine.
Quand on essaie d’imaginer aussi la fête Perks & Mini dans une grotte à L.A. avec Eric et Thomas aux platines, on n’y arrive pas, ça fait trop longtemps qu’on n’a pas pris de champi.
Contrairement à d’autres pas loin d’ici…
Bref, bref, jeudi prochain ils sont là rien que pour nous et vous.
Et puis il y a Feadz aussi… simplement, et ce serait bien que ses suiveurs l’avouent un jour, un des tout tout premiers à mixer electro et rap.
Pas pour rien qu’Ellen Alien l’avait décrété meilleur Dj alors qu’il n’avait guère plus de 20 ans.
Évidemment, depuis BPitch Control, il y a eu la folie Uffie, la créature sortie des 4 mains de Feadz et Mr Oizo son vieux poto.
Oui Feadz était déjà là pendant la première French Touch même s’il a juste 30 ans, c’est fou la vie des surdoués.
Son deuxième maxi chez Ed Banger devrait pas tarder je crois bien…
Et encore… Nelson Bishop, sûrement le plus calé avec les Hollandais volants de la Hague sur tout ce qui est 80’s pas fluo.
Depuis son maxi sur un micro label qu’on connaît bien ici, il a fait son chemin, cet autre thug de la disco…
On pourrait vous dire avec qui il est en train de bosser en ce moment même sur un projet d’album mais…non, on garde ça pour nous. Pour l’instant.
Et enfin… Armatya, le homie du crew Hell’s Kitchen. Déontologie, on va pas lui tresser des lauriers, mais seulement dire que c’est un des très bons exemplaires des nouveaux diggers, ceux du web.
Tu veux de l’italo disco finlandaise ou du jazz funk turc ?
Tu l’appelles.
Ah oui aussi, on a même des invités : Rainbow in Arabia, quelque part entre Gang Gang Dance et M.I.A. on va dire.
Si t’es pas Ready to Gamble avec tout ça, t’es pas prêt tout court.
Sulfurique 32

Elia Kazan.
Grand parmi les grands réalisateurs, confer « Un tramway nommé Désir » et « À l’est d’Eden » avec les jeunes stars montantes Marlon Brando et James Dean, sans surtout pas oublier « Sur les quais », Elia Kazan qu’on aime beaucoup ici et là a été une belle petite balance pendant le début de la grande peur américaine du Rouge. La 5è colonne, le traître infiltré parmi nous (ce qui va donner palanquée de films de S.F. de 10è zone, et c’est pour ça que c’est bon, sur le thème).

Aux débuts de cette hystérie collective précédant et annonçant le maccarthysme, il est convoqué devant la commission des activités anti-américaines. Et pour garder sa place à Hollywood et ne pas être blacklisté à cause de ses jeunes années gauchisantes, il balance des noms et des amis plus ou moins supposés communistes.
Tache indélébile de la donneuse.
Du poucave.
Parenthèse pro domo
mai 20, 2009 by Cuisto
Filed under Art, Hell Yeah, Retour sur
Nous sommes un media, donc on fait comme tous les médias : aucune déontologie. Quelqu’un de chez nous a fait une expo, on ne se gêne pas pour en parler…
Il s’agit en l’occurrence de notre D.A. chéri, celui que le « salon festival » Streetlab annonçait comme un « street artist » -haha, ça a dû lui plaire ça…- où le Busifer s’est pas mal affairé, en compagnie de « créa » français (photo, bijoux, textile etc.) et du magazine Yummy…
Un peu dans la même veine que celle ouverte à l’occasion de l’expo Bus x Wesc Paris x Hell’s Kitchen de l’an dernier (et sur laquelle il s’expliquait ici), Turbo Subutex est revenu, en plus de montrer quelques uns de ses trucs récents, notamment sa collec’ Spring Summer chez Sixpack, sur un de ses thèmes fétiches : les rappeurs morts.
Mais vous ne n’avez pas là ces 4 petits cadres où par un procédé maison, on voit apparaitre des portraits en mode ghosts de Eazy E, Biggie, Tupac et Mac Dre… fallait être à Amsterdam pour les voir, ou pas.
C’est cool Amsterdam, on y mange des gâteaux qui font voir les fantômes.
Il a kiffé.
Encore sulfureux ?
Comme nous le demandait Fidel Castrato, oui donc, et nous sommes pas les seuls vu le nombre de posts sur le sujet, nous savions qu’un nouvelle marque française était en train de voir le jour.
La première collection est bien sortie, et c’est en exclusivité chez FrenchTrotters, rues de Charonne et Vieille du Temple.
Les fringues sont belles (chemises très cintrées, pulls en maille qu’il faut passer pour comprendre le confort etc…) et chic, forcément serait-on tenté de dire puisque tout ce qui se fait en ce moment de plus ou moins intéressant semble viser le “high end plus ou moins casual fashion“.
Pas très révolutionnaire, certes, à ce niveau-là, à part qu’il est plutôt burné de lancer ce genre de proposition en plein marasme éco.
En revanche, le bruit autour de ce lancement semble bien fonctionner, peut-être un peu à cause de son nom : Commune de Paris (1871).
On passera sur les anachronismes contenus dans l’imagerie installée autour de la marque -la bicorne bonapartiste en particulier qui, d’un point de vue historique, désigne un mouvement exactement inverse à celui porté par les communards : l’autorité d’un seul sur tous contre le pouvoir de tous sur chacun, l’Empire contre la démocratie socialiste…- mais c’est un détail.
Ce qui nous intéresse beaucoup plus, c’est encore une fois la digestion d’un contenu historique, ici la Commune, une des très rares expériences autogestionnaires à grande échelle qui se retrouve très souvent zappée dans les contes pour enfants à formater du collège et même du lycée…
Et donc, pour te décevoir, Fidelito, ça nous en touche une sans faire bouger l’autre.
Ambiance blasée, aujourd’hui. Aboulie de la critique.
Encore la démonstration de l’ironie systémique : plutôt marrant de vendre un mythe anarcho-prolétarien à une clientèle bourgeoise.
Suprême sourire jaune. Ou rouge…
Et si au moins une seule personne pouvait lire le bouquin très conseillé qui se trouve en vitrines de FrenchTrotters, ce serait déjà ça de gagné.
Ou ceux de Jacques Rougerie, il y a même un Que sais-je du même auteur…



