
Notre inénarrable Wilee, D.A. photo de cette maison infernale, fait son exposition au Adidas store des Champs-Élysées, vendredi, cf. ci-dessous pour venir picorer du petit four.
Et ça va pas être un four, cette exhibition sélective de sa période « Wilee photographe presse musicale » comme un tintin zulu reporter..
Notamment son époque Groove magazine, quand Arno Fresh en était le rédac’ chef avant que ce mag’ ne disparaisse.
C’est Arno qui a écrit ce communiqué de presse, et l’on ne saurait mieux dire. Lui, il l’a vécu in vivo ce Wilee là.
(On en parlera aussi à notre façon, dans ce de moins en moins virtuel pdf HK #4 qui, si ça se trouve, va être en ligne le même jour que ce jour sacré pour Wilee…)
» L’instinct mortel, c’est le boulot de Wilee.
C’est comme ça qu’il nous apparait du moins. De l’instantané de légende. Des stars saisies sur le grill d’un plateau photo improvisé ou minutieusement préparé par un cuistot qui ne connait finalement qu’un mode de cuisson : cru mais au point.
Forcément, depuis ses premières sessions, ce coeur de b-boy a élargi son champ de vision comme son rayon d’action. Publicité, mode, magazines tendance, en passant par d’anonymes modèles charismatiques judicieusement mis en scène ou « snappés » dans le contexte ou décalés, le hip hop reste au coeur de son travail.
Au-delà même de ses sujets, c’est son approche qui est fondamentalement hip hop : directe, efficace, signifiante et souvent sociale. Mais avant même que Wilee ne saisisse le monde au travers du prisme hip hop, il a d’abord saisi le hip hop.
Témoin de ce travail : ces 29 photos choisies en toute subjectivité par son auteur. Parce qu’il a bien fallu choisir.
Certains parleront d’âge d’or, d’autres de paradis perdu…. Sans être aussi excessif ou catégorique, on concèdera effectivement qu’une époque est révolue, sans préjugés. Dans le hip hop comme ailleurs, peut-être un peu plus qu’ailleurs.
C’est mort, comme ont dit.
Imaginer capter les instants de vie des plus grandes stars de la musique entre deux portes, dans un couloir d’hôtel, dans un débarras ou tout simplement dans la rue est quasiment devenu utopique ou presque. Aujourd’hui, l’industrie du disque régule, contrôle, « triplechecke »… La seule image viable et diffusable est l’officielle. Flatteuse et bien retouchée merci.
Et pourtant, rien n’est comparable à ces moments précieux que Wilee a su attraper. Au bon endroit au bon moment. Et lorsqu’on parle de moment en photo, le temps se réduit considérablement. Mais limiter son travail à des considérations de planning et de timing serait désobligeant. Ce serait nier sa mise en cadre unique, son sens de l’éclairage brut et flatteur à la fois et sa façon de jouer avec son sujet.
Car si les clichés ont tout pour rentrer dans la légende, les sessions elles-mêmes sont légendaires. Je le sais, j’y étais.
Souvent disons…
Que les sujets se nomment Snoop, Redman,The Game ou Jermaine Dupri, qu’ils soient ghetto ou multimillionnaires, les players sous la lumières ont reconnu le player derrière l’objectif, saisissant le respect et la passion du photographe pour leur travail, leur culture, leur art.
C’est du donnant-donnant, du gagnant-gagnant. Le photographe se donne, le modèle lui rend. Wilee au boulot, c’est à chaque fois un film mémorable. Le photographe possède l’art de la mise en condition du sujet : articulation de grizzly, sens du décor, travail du cadre précis Wilee envoie. Il n’est pas rare de le voir se percher ou se vautrer par terre pour obtenir l’angle ultime, celui auquel personne d’autre n’a pensé. Pour un résultat mortel, au sens hip hop du terme.
Après plus d’une douzaine d’année de travail commun, et d’amitié, les anecdotes se sont multipliées et les souvenirs s’entrechoquent. Et il y en a bien plus de dix, de la session annulée pour cause de décès de Notorious B.I.G. au trip dans les bois de Géorgie pour découvrir la base de la Dungeon Family, la famille musicale d’OutKast, en passant par les sessions improvisées dans les locaux du légendaire label Rawkus lors de ses premiers mois d’existence ou le bâillonnement d’Eminem au gros scotch…
Des souvenirs que nous avons eu la chance de voir imprimés et parfois exposés.
En voilà 29, partagés une dernière fois. »
Vernissage le vendredi 17 ocotbre, de 20:30 à 23:00.
Au premier étage Adidas Originals : 22, avenue des Champs-Elysées, 75008 Paris.
Si tu veux venir, envoie ton nom et prénom à cette adresse et dépêche toi, conseil d’ami : [email protected]
Si, c’est ouvert à tous mais faut être listé, on rigole pas pareil sur les Champs-Élysées.




1 réponse pour le moment ↓
1 Arno Fresh // 16 octobre 2008 à %H:%M
si si la famille !
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