On vous l’avait promis, mais on va la faire courte, cette histoire de la jungle.
Euh… de la jungle ou de la drum’n'bass, man ?
Humm, non, pas envie de rentrer dans les détails, surtout pas s’il s’agit de faire la différence entre jungle et drum’n’bass.
Trop compliqué et c’est dimanche.
Piège à cons de puristes encore ; mais pour nous, la jungle, la old school jungle autrement dit, s’est arrêtée quelque part vers 1995.
Sauf qu’une sorte d’histoire de la musique officielle a souligné au fluo une sorte de lien familial entre acid house anglaise et jungle new school avec au milieu, ce genre de mélange de techno et de breakbeat -UK hardcore- que Shut up & Dance par exemple (cf. leur bombasse Green Man en 91) et bien sûr, les premiers Prodigy, ont propulsé dans les charts.
Décrétant ensuite que Fabio et Grooverider, en faisant évoluer ce son propre aux ravers anglais énervés, ont à eux tout seuls créé cette jungle new school, ou drum’n'bass si t’insistes -dans un club légendaire d’ailleurs : le Rage.
Dans la veine explicative, d’autres ont préféré mettre l’accent sur le rôle joué par des Rob Playford (Moving Shadow), ou des Dillinja, ou des Goldie évidemment, ou des 4hero et leur label Reinforced sur lequel est sorti le 2è volet du Terminator (1993) de Goldie -sous alias Rufige Kru : l’annonce d’une ère métallique.
Le côté clairement obscur de la force.
Toute cette histoire reléguant au passage plein d’acteurs clés genre Shy FX dont le fameux Original Nuttah avec UK Apachi a sûrement été le premier hit à traverser la Manche (cf. le clip dans le post précédent).
Or, malgré les senteurs carrément « rude boys » d’Original Nuttah, cette façon de voir a fait passer a contrario la old school et tout ce côté franchement jamaïcain à la sauce anglaise au rayon pertes et profits.
Surtout en France où les média qui ciblaient les jeunes, voulant se rattraper de leur boycott quasi général du mouvement techno, se sont rués sur cette new school quand elle a fini par exploser.
Vers 95 donc.
Rares furent donc ici les dj’s connaissant ce qui s’était vraiment passé outre-Manche. Quelques uns à Paris, dont Gib’r avec son Jungle vibes qui a acclimaté beaucoup d’oreilles frenchies à la vibration de l’asphalte londonien.
Ou à Lille.
Ou à Nantes. Comme Jack Stereo qui, lui, est resté fidèle aux racines de cet arbre aux branches de plus en plus multiples au fur et à mesure que les 90’s prenaient de l’âge.
Maintenant que le dancehall revient faire sentir à nos narines son fumet fumeux, petit cadeau. Ici.
Parce que c’est dimanche.
Un mix ultra bien mixé de Jack Stereo, sorti sur un label de bootleggers marseillais qui nous avait pour l’instant habitué à de l’incunable soul, jazz ou (ou et/ou) funk : Headphone records.
Wicked.
(Promis juré craché, un jour, on se le fera ce dictionnaire des expressions 90’s.)







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