B-Boillerie

Musique
11 juillet 2008



Mais pourquoi t’as parlé de Suicide ? C’est pas un truc de B-Boy ça !
Non.
1) : d’abord, je ne suis pas un B-Boy -la dernière fois que j’ai tenté la toupie, j’ai fini en cellule de dégrisement…
2) : ensuite, contrairement aux apparences, Suicide est plus proche de Grandmaster Flash, que M. Pokora de Justin (Timberlake, pas Bridou, même si là, la relation est plus évidente : r’n'b saucisson).

Comment cela se fait-ce ? Tout simplement, en revenant à ce New York suicidaire, en avril 1981 pour être précis.
À une exposition au club multidimensionnel hyper hip et plutôt post punk : the Mudd Club.
Intitulée « Beyond words“ (« Au delà des mots » en français avec sous titre : « Oeuvres ancrées dans, tirées de et inspirées par le graffiti ».)

Là, le graffeur un peu rappeur et producteur et surtout hyper sociable Fab Five Freddy a, pour une des toutes premières fois, fait rencontrer les mondes du hip hop et de la new wave. Le Bronx disant bonjour au downtown.

Et donc : Alan Vega.
Qui fut au sommaire de cette expo historique -avec des tirages des forcément Martha Cooper et Henry Chalfant à côté de toiles, ou autres, du gotha de l’époque, de Zephyr à Keith Haring, sans oublier ni Iggy Pop (!) ni le très freaky Rammellzee, l’assistant d’un Fab Five Freddy d’ores et déjà en place.
Vernissage avec les Cold Crush Brothers, les Fantastic Freaks et les Jazzy Five MCs…

Avant de se faire connaître sur une échelle mondiale en présentant la première mouture de Yo! MTV Raps :



avant tout ça, le Freddy était carrément un acteur de tout premier plan de la « scène » de NYC.

Membre du crew des Furious Five de Grandmaster Flash, pote de Lee Quinones comme de Debbie Harry, d’Afrika Bambaataa comme de J.-M. Basquiat et plein d’autres.
Par exemple : Charlie Ahearn, que Fab Five Freddy allait bientôt aider à tourner Wild Style

Voilà pour toi et tes questions con, t’as compris ?

Ça me fait penser à un truc tout ça : contrairement à ce que l’on dit souvent sur la génération iPod, qui mélange tout et rien pour le plus grand bien d’oreilles grandes ouvertes, est-on bien sûr que la génération des ados et post ados est si large d’esprit ? À force de niches et d’ultra niches, de communautés et de micro communautés de plus en plus fermées…
Telle est ma question du jour.

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2 réponses pour le moment ↓

  • 1 Gaspard // 14 juillet 2008 à %H:%M

    C etait l amoureux de Keith Haring, qui a fait de trs joly dessin de son penis.

    Un petit coucou de Campeche, MX

  • 2 Parenthèse ciné d’art sans essai // 24 février 2009 à %H:%M

    [...] vous a souvent parlé l’époque : Downtown 81, ici par exemple. Alors maintenant que ce film repasse sur grand écran à Paris, s’agit pas de le [...]

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