Londres – Paris

Musique
3 juillet 2008



Il n’ y a pas que Crookers ou Sinden dans la vie.
Ni juste Sinden à Londres. Là-bas, plein de petits nouveaux arrivent à la vitesse d’un Eurostar dans le tunnel de la mort pour claustrophobes.
Et des survivants survivent.
Tel Kevin Martin.

Prince des ténèbres, roi de l’indus dark hop métal dub (et j’en passe), qui s’était enfin fait un nom avec Techno Animal quand les branchés étaient branchés The Wire, pas Warp magazine.
Techno Animal… ou Ice, ou The Bug (et j’en passe).

Le nouvel album de The Bug, London Zoo, va sortir bientôt (29/07), chez Ninjatune -retrouvailles avec DJ Vadim avec lequel Kevin Martin avait commis le premier The Bug (Tapping the conversation, bande son hypothétique et très vener à l’époque (1997) du film méchamment parano, Conversation Secrète, de Coppola jeune).

Les post fluovieux ou jeunes qui s’y risqueraient iront vomir, préférant de loin et c’est certain les parfums du mix de Digitalism pour la 1ère référence Kitsuné Tabloid (pas mal du tout mais pas fou non plus).
Pourquoi ? Parce que London Zoo sent des aisselles rastafariennes (le 1er morceau avec Tippa Irie, Jah War plus loin etc.), attitude kaki cave sound system dans un garage, ghetto dancehall déchiré, beurk c’est sale, ça va tacher mon jean APC.

Ceux qui savent savent bien que le dancehall remonte à la surface du cool… on dit merci qui ? Diplo.
Sans compter (cf. par exemple l’énorme et déjà sorti Skeng feat. Killa P et le sieur Flowdan du Roll Deep, qui par 3 fois sur l’album amène beaucoup), un petit relent dubstep.
Évidement, puisque c’est dans ce secteur que Kevin Martin arrivait à surnager au dessus de l’oubli, ayant même un peu contribué à configurer ce genre de son si t’es pas anglocataphile tu peux pas comprendre.
Skream, ça te dit rien ? Alors, va jouer ailleurs.

Bref, London Zoo mérite une oreille curieuse, et tous ceux qui veulent renifler les remugles des bas fonds londoniens se devront de l’acheter.
Et si t’y connais rien, fais ta bonne action estivale pour soutenir un pur « wasted talent » comme dirait un copain.

Ceux qui ont des chances, eux, de pas rester très longtemps inconnus du commun des mortels, ce sont les SHKS.
On a pu les voir de très près samedi dernier : ils savent remuer un dancefloor parisien. Et comme son nom l’indique, un dancefloor parisien aime bien connaître les morceaux qui passent -c’est tout le problème parisien.



Les SHKS essaient donc de marier la carpe et le lapin.
La pâte -Kid Cudi remixé par Crookers ; Estelle par Kodh- et le tarpin (intro par Kylie et Britney).
Les classiques passés (Prodigy, Pitbull ou Lethal Bizzle), présents (M.I.A., Chromeo ou Justice) et futurs (Sefyu, DJ Blaqstarr).
À écouter ici
Et à aller écouter la proche prochaine fois surtout qu’en plus, ils vous fileront des CD’s gratos pour fêter tout ça.

Surtout que eux, ils savent mixer, ça change tout.
Pas de contre-exemples à citer, ils sont bien trop nombreux(ses).

http://www.myspace.com/wegotit4shks

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