
Pour rebondir tel un bourrin de cheval de trait exténué après une course de steeple chase pour poneys fougueux, autrement dit, une revue de web, on vous en remet encore une couche ici aussi et ci dessous sur la collab’ entre Lacoste et Alife ou plus précisément A.R.C., pour Alife Rivington Club, la boutique en mode club house de Rivington Street, au 158 de la rue.
Drôle d’ailleurs de suivre le galop de l’info, depuis les sites étalons bien sourcés et une soirée de lancement en février à New York afin de fêter ce co-branding programmé pour faire frémir tout le haras des blogs « sneakers street conso ». Ce qui n’a pas manqué de se produire, à partir de fin mai.
Hennissement de concert.
Normal, le traitement du modèle « Ardeur », modèle vintage (circa 1983) de la maison au croco par les designeurs d’Alife valant le détour.
Confort et distinction (disponible ici en juillet chez Colette).
Mais nous, ce qui nous titille, c’est ce retour aux référents old school du streetwear new yorkais, revival particulièrement visible chez 10 Deep aussi et notamment : l’acclimatation des signes extérieurs de l’upper class, celle jouant au polo et portant du Polo, Ralph Lauren.
« Ralf Lo », obsession textile dans les 90’s d’une certaine branche de mauvais garçons de Brooklyn en particulier, raclures cool débarquant en bande dans les boutiques de Manhattan pour détrousser dans les grands magasins des collec’ entières de la marque fétiche des Américains BCBG pas du tout CBGB (devenu récemment un genre de concept store -en 2008 le punk-rock est punkable…).

Bref, un peu le même rapport à la marque au joueur de polo que par chez nous avec la marque au croco et ce, presque à la même époque…
Avec là-bas, Rack Lo ou Thirstin Howl III en rappeurs manitous de ce nouveau genre de sport équestre -sauts d’obstacles constitués par des vigiles aussi larges que hauts- activité de loisirs à forte adrénaline devenue un mythe à New York, un style de vie sous appellation d’appellation contrôlée : Lo Life (d.a. de notre toute 1ère série mode).
Dandies de la chouraverie. Confrérie de saigneurs.
15 ans plus tard, la renaissance de ce genre de codes, inconscients pour une tête d’oeuf formatée Sup de Co mais évidents pour ceux qui savent, ne manque pas de piquant.
Ainsi que d’autres signes, peut-être pas connus des stylistes Alife en revanche, tel le gros logo Lacoste : eux l’expliquent par la ligne directrice impliquée par les codes sportifs (couleurs franches et généralement en duo, blasons et symboles simples et géométriques etc.), visibilité graphique fonctionnelle obligée sur un playground.
Nous, on y remarque également un retour sur une époque lointaine de Lacoste où le crocodile était également brodé énorme sur le cœur : sans peut-être le savoir, Alife a pointé un point d’histoire vintage.
L’on va y revenir très bientôt, dans notre magazine #4… Sans blague.






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