La nuit la plus longue

juin 27, 2008 by Cuisto  
Filed under Hell Yeah, Musique

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Faut-il des prétextes pour faire la fête ? Non.
Mais là, oui : birthdays party. Mais on s’en fout, routine du +1 au compteur.

Hors routine : le Soleil de la Butte, entre les crackos et les bobos, Barbès et les Abbesses, vieux rade 18è kitchissime chanmé, pas de pose ni de toise, fermeture avec le dernier gosier et installation par nos soins d’un vrai son.
Fin d’une semaine de la mode avec Armatya, Kodh, Kazey et Supa!

Tentative de notre concept : le clubbing aristopopulo.

Pas de sky mais du skaï.
Pas de cuir, mais une peau de bête… et une peau de bébé.

Voilà l’été.

Pot Pourri

juin 27, 2008 by Cuisto  
Filed under Hell Yeah, Marketing, Musique

On travaille ici (HK #4 !, HK#4 !), on travaille comme des Portugaises dans une cage d’escalier (gloire à elles) mais ça nous empêche pas d’aller sur le web.
Glaner des infos comme des cochons la truffe, et avoir des pensées hyper fécondes.

Comme de sourire en sous-main sur la faculté qu’a une certaine « blogosphère » de féconder des enfants consanguins.
Fou comme la plupart se nourrissent au même sein, toujours les mêmes sites mère, et copulent joyeusement entre eux avec les mêmes infos, en mettant en bas de leurs posts : « vu sur » ou expressions assimilées.
Manière simple de poster son post quotidien, sauf que ça finit souvent en trisomie ces choses-là, faîtes gaffe.

Argument : « les gens n’ont pas le temps d’aller voir », « nos lecteurs font confiance à notre don de la sélection », « nous, on fait des « metablogs » (sic métaphysique) ».
Principe de la revue de presse. Narration de l’information et construction d’une communication.

Mais c’est pas un peu vain tout ça, maintenant qu’existe, et depuis un bout de temps, les agrégateurs de flux rss à foutre tout simplement sur la page d’accueil de son navigateur ? Apparemment non.
Mystères du websurfing.

Un exemple : l’annonce de la sortie du mix d’A-Trak, « Running man », pour la série « Original Run » de Nike (trailer ici)

Si vous avez le temps, gourmandise très spécieuse, faîtes une recherche Google : les gros sites pourvoyeurs d’info de 1ère main balancent la brève tel jour de juin (le 10) et au bout de 2 semaines, au bout des autoroutes, n’importe quel chemin départemental de la news branchée en parle.
Juste quand il faut, au moment de sa mise en vente (il y a 3 jours).

C’est pas nouveau, certes (haut de la pyramide usuelle de la prescription, diffusion du buzz, tactique marketing normale), mais ça se trace à la loupe désormais.
C’était notre songe d’une journée d’été.

Attention, on ne s’affranchit pas non plus de cette mêlée : nous aussi sommes pris dans la conso virtuelle. Ça nous arrive de nous imaginer avec ceci, ou cela, et surtout cela : la collab’ A.R.C. x Saucony. Vu sur : Highsnobiety… Qui tenaient l’info sur A-Trak de Pitchfork.
Chaîne de l’info.

Mais il y a info et info : quand c’est pas de la conso, du produit chic ou de l’info choc à se branler du clic, la bulle ne gonfle pas tant que ça. Même quand il s’agit d’une figure très hip de cette année : Santogold.
Qui s’est vue tomber sur son râble un homonyme avec un espace typo de différence : Santo Gold. Vieux margoulin, ancien maquignon du New York interlope des 80’s, auteur d’une « infomercial » d’anthologie à cette époque. Et qui réclame des dommages et intérêts pour usurpation de blaze à une des égéries d’aujourd’hui…

Concept fumeux d’une pub façon série Z, nanar pubard, fossile décongelé de l’esthétique ciné de quartier qui remonte à loin, au moins depuis les années 40, florissant dans les 50’s avec la science fiction de carton pâte, chantant de son chant du cygne dans les 70’s avec la blaxploitation ou les westerns de Cinecittà ou les horror movies, en pleine décadence dans les 80’s.

Ici, Santo Gold imagine une sorte de mise en abîme osée où l’on s’y perd. Tout ça pour, a priori si l’on a bien suivi, trouver des distributeurs pour sa joaillerie quincaillerie, business dont il est évidemment le patron. Ed Wood ressuscité en publicitaire improvisé.
Tellement pathétique qu’on s’en voudrait d’ironiser sur une cible facile.

Ce que d’autres n’ont pas manqué de faire, évidemment : qui, que, quoi, dont, où, comment ose-t-il lui, le rital has been, attaquer en justice la nymphe black revival new wave New York.

On a attendu une grosse bonne semaine, c’est vraiment pas le genre d’info qui fait bander la blogosphère « cultures urbaines ». Nous, si.
Grâce à cette histoire, on a découvert un loser extrême.
Comme on les aime.

Synth safari

juin 20, 2008 by Cuisto  
Filed under Musique, Vintage, Webmagazine

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Au moment où les réac’ pensent toujours ramer à contre courant en fliquant le web encore plus qu’il ne l’est déjà, certains nerds option musique, les plus nerds d’entre ces nerds, commencent à se rendre compte qu’ils arrivent sur un mur.
Le mur numérique, ou plus exactement, de la numérisation.

Ces jeunes surfeurs de liens .rar, à la recherche de bonnes vieilles vagues, ces trucs inénarrables de la fin des 70’s et du début des 80’s.
Bizarreries sorties avant ou pendant la mise en place du CD et pas systématiquement compilées en digital.
Surtout pas ces “Music libraries“, ces compilations répertoires de bandes sons pour séries ou jingles télé, génériques et accroches ; bibliothèques d’illustrations sonores comme on disait dans le temps et dont moult et moult producteurs ont su profiter.

Ceux-là qui ont grandi avec un modem en guise de 3è main y reviennent, petit à petit, à ce plaisir du dimanche.
Ces week-ends de vide greniers, ces journées passées à se noircir les mains dans la poussière des cartons et des pochettes secrètes.
Incompréhensible amour du vinyle, délaissé souvent par d’anciens amants qui avaient fini par se ranger, fiancés au MP3…

D’autres ont continué, fidèles : c’est le cas d’Alexis Le-Tan, journaliste bien connu de la presse musicale et/ou branchée et Jess -du duo Jess & Crabbe, marlous de la French Touch 1 (et au Showcase ce soir pour ambiancer l’open-bar de la Vice party).

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Alexis et Jess sont restés dans ces délices incunables, leurs mariées étaient habillées en robe de plastique noir, masochisme du chineur.
Et les petits plaisirs qui vont avec, comme tomber sur du Roger Roger, inconnu immense, pote de Lalo Shiffrin, copain comme cochon avec Nino Nardini.
Un Roger Roger qui n’avait pas attendu Gainsbourg pour s’intéresser au reggae : cf. la grosse basse lunaire de N° 15, sélectionné comme il sied pour une compil’ du niveau de Space oddities.
Pareilles effluves avec Phillippe Besombes et le morceau Flipper.

En 2 mots : Space oddities = enfilade de perles étoilées. Mood : space et ce, en pleine actuelle folie after disco : cosmic disco, proto électronique, avant pop, new waves exotiques etc. etc.

On pourrait parler plus de Alan Shearer, de Yan Tregger ou de Brian Bennett, ou de Sauveur Mallia (membre de Voyage).
Mais non. Tâchez d’écouter cette compil’, vous tomberez en sus sur notre favori à nous, Bernard Fevre. L’homme du Black Devil disco Club et l’auteur -sur un label éponyme : L’Illustration Musicale- du Strange world of Bernard Fevre dont on retrouve ici un morceau : Dali.

Surréalisme des synthés, arpèges paranormales, gammes spirites, mélodies haut de plafond, à toit ouvert sur le ciel du futur numérique.

Compilation très classe (avec les Check Morris en artwork : cerise), chez Permanent Vacation.

Je n’ai pas prononcé une seule fois le mot vintage t’as vu (private joke).

www.myspace.com/myspaceoddities

Summer Hit

juin 18, 2008 by Cuisto  
Filed under Hell Yeah, Musique

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Le bon site RCRD LBL a posé une très bonne question : un été sans son tube, c’est plus vraiment un été. Très vrai.

Comme eux, on ne peut pas dire que le Umbrella n’ait pas été celui de l’été 2007.
Ou le Crazy de Gnarls Barkley l’année d’avant.
Même si cette fin d’été-là avait été monopolisée par l’arrivée du Nelly Furtado, à l’époque où les arpèges de Timbaland étaient encore jeunes et jolis, pas fanés et tout ridés, comme dernièrement.

On parlait de Madonna, pas de M-Pokora -parodie yaourt français d’un autre descendant de boys band, sur du Timbo qui se parodie lui-même… Mise en abîme vener, trop intello involontaire.

Parlant toujours Timbo et parodie bouffonne, on n’avait pas vu jusqu’à hier le clip de la “version française“ de Give it to me par Zaho. Fascinant (surtout le fake en studio…)


Apparemment c’est la grande mode dans les mixtapes de rue R’n’B français : on reprend les tubes US et on les fait à sa sauce fromage pas frais. Les nouveaux yéyé, on dirait.

C’est ce que Kodh nous a appris hier, alors qu’on matait avec lui un tunnel de clips pour ados sur une télé pour ados.
Et qu’on parlait des tubes, pour l’instant encore rares cette année.

Et que, pour revenir à la question du jour initiale, le American Boy allait peut-être finir par être ce tube de l’été 2008. Finalement, même si sorti au début du printemps.
70% de chances d’après RCRD LBL, pas faux non plus.

En tout cas, cet Estelle feat. Kanye West a donné depuis le temps matière à x remixes.

Kodh s’y est mis aussi.
Prétexte à se décomplexer, pas façon prince des platines mais en mode énervé tout seul dans son homestudio.
Accouchement d’un nouveau genre d’univers. Ça grésille, ça fourmille, on sent que ça bout.
Et que ça va être trop chelou pour les nostalgiques des DMC -un mal pour un bien : ce sont les mêmes qui écoutent Hocus Pocus.
Et ça, on s’en fout. Et Kodh aussi.

On dirait bien qu’il est en train de partir loi, très loin. Remix Spacemountain, mais pas pour les mickeys.

Écoute ça.
Et trouve qui c’est, le mec du break.

http://www.myspace.com/djkodh