
En ce moment, comme dans le rap, il faudrait être fou pour dé-penser plus et dire que le « streetwear » fleurit comme du pavot dans les champs en Afghanistan.
Oui certes, des locomotives alimentent toujours la machine, genre le nouveau Lil’ Wayne ou la nouvelle collec’ Supreme. Comme d’hab’.
Alors oui aussi, on pourrait s’exciter sur le fait que de Wood Wood à Kitsuné, pour parler d’autres locomotives, les marques high street prouvent que le genre s’est ouvert sur bien d’autres champs.
Certes, certes, mais ces 2 exemples montrent que tout cela aussi tourne trop souvent en rond, sacrément en rond, que ce soit le preppy funny de Wood Wood ou le preppy triste de Kitsuné. Routines.
Certes, certes, certes, il y a bien des exceptions -on en reparlera plus tard- mais s’il y a des exceptions, il y a une règle.
Celle que le high street est une parcelle du prêt-à-porter. Une partie de l’industrie.
Comme le « streetwear ».
Et que du coup, rien de nouveau, on en a déjà parlé : les tendances, c’est comme les machines à laver, ça marche par cycles. Grande lessiveuse où (quasi) tout le monde branche son thermostat sur les mêmes températures.
Seule curiosité : repérer les changements de cycles -aujourd’hui, c’est vive les 50’s (cf notre #3). Seule possibilité : s’y référer avec originalité.
Dans l’interdépendance des marchés. Et des contraintes du marché.
Loin de l’autonomie de style qu’a pu porter le “streetwear“, de sa naissance jusqu’aux 90’s, jusqu’à sa transformation autour du Millenium.
Jusqu’à la folie d’aujourd’hui où une grande partie de ses webconsommateurs se comportent avec les codes de l’univers “street“ comme un phasme sur sa feuille de bananier…
Et c’est ça qui est marrant.
Comme il est marrant, dans le sens intéressant cette fois, de voir des marques françaises essayer de construire leurs propres discours bien à eux, dans la grammaire générale.
Ça fait 15 ans que ça dure, depuis la vague Homecore / Triiad / Wrung, pour aller vite, à la génération Hixsept puis Qhuit.

Comme cette dernière, Poyz & Pirlz essaie de jouer avec la langue « streetwear rap » US et la détourner : l’éternel bandana comme emblème avec jeu de all over graphique référencé… Ou slogans show off mais plutôt rigolo.
Oui, on est dans l’humour, et le «Girls love nerds but fuck gangstas» est vrai de vérité vraie. Alors on kiffe rien que pour ça.
Et on parle de cette marque, sans oublier de dire que le maître d’œuvre derrière Poyz & Pirlz est Dabaaz et que les produits vont pas tarder à arriver sur cintre.
Chez Starcow, Lazy Dog Citadium et Auguste.







1 réponse pour le moment ↓
1 Brice // 1 juin 2008 à %H:%M
hey hey hey !!
juste pour vous dire qu’il y a un lien mort sur cet article
Poyz & Pirlz
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