
Ce n’est pas parce que Lindsay Lohan va jouer un rôle sulfureux (évidemment…) dans un film reprenant la saga de Charles Manson qu’on revient sur ce psychopathe toujours vivant.
Mais pour continuer notre topic 70′s.
Car les seventies, c’est comme les années 00 -qui n’ont commencé que le 11 septembre 2001- ça n’a pas démarré pile poil le 31 décembre 69.
La plupart des historiens du genre les font démarrer en décembre 69, avec Altamont.
Pour nous, elles commencent un peu plus tôt.
Avec la goguette sanguinaire des membres de la Manson Family dans la villa où vivait Sharon Tate -fiancée de Roman Polanski- le 9 août 1969.
Cette nuit-là, Sharon Tate, enceinte de 8 mois, ne fut pas la seule à se faire massacrer dans les hauteurs d’Hollywood ; 3 autres personnes y sont passées (et un autre encore, par hasard malencontreux)…
Une petite semaine avant Woodstock.
Contrairement à ce que l’on croit souvent, Charles Manson n’a pas participé à ces meurtres (mais aux suivants, ceux des LaBianca, et précédents).
Manson, auparavant simple habitué des maisons de correction puis des pénitenciers, devenu très freak chef d’une tribu hippie, ladite « Family », s’était improvisé gourou démoniaque à l’écoute du « White Album » (The Beatles).
Pris d’une extase para-kabbale à l’écoute de cet album, Manson avait décidé que les Fab Four étaient les 4 anges du Livre des révélations du Nouveau Testament, et y chantaient l’annonce cryptée de l’Apocalypse.
Dans une optique inversement cohérente avec l’image que l’on se fait de la génération 68, Manson voyait cette Apocalypse dans l’affrontement final entre Noirs et Blancs, ces Blancs dont il pensait le racisme dangereusement affadi sous l’effet des contestations politiques des 60’s.
Il fallait donc contrecarrer tout ça, en commettant des crimes saignants à mettre sur le compte de soi-disant Black Panthers, notamment.
En signant non pas « Omar m’a tuer » en lettres de sang mais des paroles du « White Album », notamment le morceau Helter Skelter –un des tout premiers morceaux hard rock et mot clé du programme mystique de la Family.
Image forte : au premier jour de son procès, Manson apparaîtra à la barre une croix gammée en plein front.
Cette saga psychopathe a aussi été ultra médiatisée aussi parce que Manson a fricoté avec des gens du showbiz de l’époque.
Tel Dennis Wilson, un des Beach Boys, qui avait logé dans sa villa de Pacific Palisades toute la famille composée à ce moment-là de surtout très jeunes filles lobotomisées, avant que tout cette jolie petite troupe n’émigre dans la Vallée de la Mort pour préparer leur apocalypse…
C’est ce frère de Brian Wilson qui fera rencontrer Manson et quelques producteurs connus de L.A., la Family devant enregistrer une réponse à l’album blanc.
Une de ces connexions, Rudi Altobelli, sera celui qui fera connaître indirectement à Manson la maison qu’il louera bientôt à Sharon Tate et ses amis…
Les Beatles, les Beach Boys -les 2 groupes qui chacun de leur côté ont inventé la pop music- et un fou furieux au milieu : les années 70 peuvent commencer.





1 réponse pour le moment ↓
1 Sulfurique 43 // 12 août 2009 à %H:%M
[...] ami : cf. ici et ici aussi, entre [...]
Laisser un commentaire