Downtown 81

Style
24 janvier 2008

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Il y a des gens énervants dans la vie : ceux qui visent juste à chaque fois.
Christophe Lemaire est de ceux-là.

Pour inaugurer Love… (avec un petit trèfle devant le mot d’amour), une collection de collaborations engagées avec des labels et artistes musicaux qu’il aime, Lemaire a choisi ESG.

ESG, le groupe des sœurs Scroggings qui, comme Liquid Liquid et quelques autres, ont synthétisé la fusion musicale qui s’est produite à New York à la fin des 70’s et au début des 80’s.
«Fusion» mot galvaudé par certains mais qui sied bien à ce qui s’est passé là-bas, entre le Bronx et le Roxy, East Village et le Mudd Club.
Mot repris par d’autres, tel Christophe Lemaire, qui désigne chez lui comme une porte d’entrée sur sa démarche. (cf. son interview avec nous)

La clé en tout cas de ce qu’il s’est passé à New York au tournant de ces 2 décennies, aussi bien dans la musique que dans la mode, l’art et l’art de vivre.
Le mélange des genres, la fin des frontières entre élite et populaire.

ESG a condensé cet esprit «new wave new yorkaise» dès 81 avec un EP éponyme, dont le fameux morceau UFO -produit par Martin Hannett, le génie mancunien de la Factory, mais attention, on se répète à destination des ignares, ESG n’a rien à voir avec Joy Division.
Punk funk et inversement, alliance des contraires. Ce même esprit qui conduira Malcom Mc Laren à produire Buffalo Gals ou Grandmaster Flash à sampler Liquid Liquid pour White Lines.

En parlant de sampling, ESG a été pillé par les générations d’après, au point de sortir bien plus tard un Sample Credits Don’t Pay Our Bills rageur, en 92….
Dévalisées, mais avec un respect qu’elles ne comprenaient peut-être plus, les sœurs Scroggings le furent par un autre genre de nouvelle vague, celle qui a profité avec entrain funky des nouvelles machines encore très mystérieuses en 81, de Big Daddy Kane à Gang Starr, des Beastie à Jay Dee.

Bref : que ça fait du bien de voir des gens comme Lemaire continuer à savoir se faire plaisir (comme Jean Touitou à une autre époque, supporter de Bill Laswell et par ricochet de la scène abstract hip hop new yorkaise de la fin des 90’s).

On n’attend plus que Love… Stones Throw

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1 réponse pour le moment ↓

  • 1 Parenthèse cheap chic // 4 février 2009 à %H:%M

    [...] grande fusion, c’est son mantra à lui (on vous l’a suffisamment rabâché ici, et là et là [...]

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