Medium is the message

janvier 31, 2008 by Cuisto  
Filed under Art, Culture, Hell Yeah

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Ce livre est sorti il y a un mois, mais l’ayant feuilleté en vrai, on s’est dit qu’il fallait faire passer le mot.
F2 de Goeffroy de Boismenu vaut le détour, et encore mieux, il annonce une série de 5 tomes au total, regroupés sous le nom de code : Fiat Lux

F2 est arty, oui.
Pas seulement parce que les photos sont en noir et blanc ; ça, c’est facile.
Mais arty aussi dans le sens second degré -et refrain lancinant de l’art contemporain, souvent très chiant : la question du medium (c’est trop classe, le latin, non ?).
L’appareil photo en l’occurrence…

Et pas n’importe quel appareil, un petit reflex argentique : le Nikon F2. Car F2 ne regroupe que des planches tirées à partir du même boîtier.
C’est le principe de la série Fiat Lux : un appareil = un tome ( à venir : les Polaroid Image System, Yashika T4, Hasselblad CW et la Meta-camera, ceci dit pour les spécialistes).

On vient de dire plus haut que le second degré peut être très pénible, ici, non.

Peut-être parce que Geoffroy de Boismenu a utilisé son F2 dans le cadre d’un road-trip américain, entre Alabama, Mississipi, Louisiane, Floride, Porto Rico et New York, de 92 à 95.

Peut-être grâce au F2 justement, son côté rétro 70’s, grain et texture garantis.

Peut-être et tout simplement : tout l’art de de Boismenu.
Impressions d’entre-deux souvent, ville et campagnes réunies dans la même capture des fugacités… Ok, on va pas continuer à la jouer troubadour, vous n’êtes pas habitué à la poésie chez nous.

Même si ça n’a rien à voir en apparence, ne serait-ce qu’au niveau des couleurs, je sais pas pourquoi, F2 m’a fait penser à Stephen Shore.
Si c’est pas un compliment, ça, j’arrête d’en faire ….

Un dernier mot : l’argentique est en train de revenir.
Ce n’est pas ici qu’on va s’en plaindre, n’est-ce pas Wilee ?

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F2, Geoffroy de Boismenu, éditions Hong Kong Phat (en collaboration avec le Studio Zéro et la maison Janvier)
Disponible quasi partout, de la Fnac au Lazy Dog.

www.geoffroydeboismenu.com

Tout vient à poing à qui sait attendre

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Eh bah nan !

Notre # 3 n’est pas encore en ligne… Petit teaser pour vous faire patienter.



Ce n’est pas qu’on batifole.Ce #3, on le fignole. Les derniers détails, les dernières pages.

Ce numéro «West Coast» va vous faire dorer au soleil noir de la Californie.Le hood, pas Hollywood.

L’envers du décor radieux, de L.A. à San Francisco.

De Rodney King au lowriding, des ghettos hyphy au ghetto homo -et on ne vous dit pas tout, surprises.

Inscrivez-vous au fil RSS, vous serez les 1ers informés de la mise en ligne du pdf.

SAVED BY THE HELL

janvier 24, 2008 by Cuisto  
Filed under Art, Hell Yeah

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On pourrait en faire des tonnes, mais non, juste tu viens.

Ce soir à partir de 19:00 : expo de Bus, notre D.A. adoré, chez Wesc (13, rue Tiquetonne, 75002) et tu suis la caravane jusqu’au Paris Paris.
Avec tous nos amis.

Downtown 81

janvier 24, 2008 by Cuisto  
Filed under Hell Yeah, Musique, Vêtement

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Il y a des gens énervants dans la vie : ceux qui visent juste à chaque fois.
Christophe Lemaire est de ceux-là.

Pour inaugurer Love… (avec un petit trèfle devant le mot d’amour), une collection de collaborations engagées avec des labels et artistes musicaux qu’il aime, Lemaire a choisi ESG.

ESG, le groupe des sœurs Scroggings qui, comme Liquid Liquid et quelques autres, ont synthétisé la fusion musicale qui s’est produite à New York à la fin des 70’s et au début des 80’s.
«Fusion» mot galvaudé par certains mais qui sied bien à ce qui s’est passé là-bas, entre le Bronx et le Roxy, East Village et le Mudd Club.
Mot repris par d’autres, tel Christophe Lemaire, qui désigne chez lui comme une porte d’entrée sur sa démarche. (cf. son interview avec nous)

La clé en tout cas de ce qu’il s’est passé à New York au tournant de ces 2 décennies, aussi bien dans la musique que dans la mode, l’art et l’art de vivre.
Le mélange des genres, la fin des frontières entre élite et populaire.

ESG a condensé cet esprit «new wave new yorkaise» dès 81 avec un EP éponyme, dont le fameux morceau UFO -produit par Martin Hannett, le génie mancunien de la Factory, mais attention, on se répète à destination des ignares, ESG n’a rien à voir avec Joy Division.
Punk funk et inversement, alliance des contraires. Ce même esprit qui conduira Malcom Mc Laren à produire Buffalo Gals ou Grandmaster Flash à sampler Liquid Liquid pour White Lines.

En parlant de sampling, ESG a été pillé par les générations d’après, au point de sortir bien plus tard un Sample Credits Don’t Pay Our Bills rageur, en 92….
Dévalisées, mais avec un respect qu’elles ne comprenaient peut-être plus, les sœurs Scroggings le furent par un autre genre de nouvelle vague, celle qui a profité avec entrain funky des nouvelles machines encore très mystérieuses en 81, de Big Daddy Kane à Gang Starr, des Beastie à Jay Dee.

Bref : que ça fait du bien de voir des gens comme Lemaire continuer à savoir se faire plaisir (comme Jean Touitou à une autre époque, supporter de Bill Laswell et par ricochet de la scène abstract hip hop new yorkaise de la fin des 90’s).

On n’attend plus que Love… Stones Throw

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