Yamamoto dans ta rue

décembre 20, 2007 by Cuisto  
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Miami… Scarface, Cocaïne Cowboys et Miami Vice.
Miami Beach, les anti Castro et les retraités. Et la silicone aussi, Nip/Tuck contexte…
Miami, la Mecque du rap actuel, ça va bien avec les filles en plastique…
Nouvelle capitale mondiale, latin pop city. Reggaeton, dollars et alligators.

Mais deux rendez-vous aussi : la Music Winter Conference et surtout, la Miami Art Basel, exportation de la foire suisse d’art contemporain du même nom qui y trouve là une exhibition plus torride que la discrétion alpine…
Avant-gardes et façades en stuc, écrin parfait pour la nouvelle boutique Y-3 à Miami.

Parce que Y-3 à Miami, c’est comme un oxymore : soleil noir sous la lumière des sunlights, couture asymétrique au pays du corps pragmatique…
Y-3, collision entre le minimalisme shogun de Yohji Yamamoto et l’expansionnisme d’Adidas vers le prêt-à-porter haut de gamme.
Y-3, cette alliance paradoxale amène Yamamoto à parler le langage commun. Lexique des couleurs.
Au-delà du travail sur le bleu qui date de ses débuts artisanaux, quand il étudiait cette couleur propre aux travailleurs japonais. Jusqu’à l’orange, signature visuelle maison, au jaune et même au code Gucci-like vert et rouge, dans la collection printemps/été 2008…

Réhabilitation du sportswear en tant que vêtement technique, pour tenter d’amener Y-3 hors des terrains battus et rebattus. Pari risqué et pas gagné d’avance…

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Même si tout ceci n’est pas tout à fait notre tasse de thé vert -un peu comme le fait d’être fan de Kitano et de s’endormir devant Dolls où pérégrinait un couple d’asociaux en tenues Yamamoto, sponsor de Takeshi- Y-3 est un objet d’étude symptomatique à suivre de près.

http://www.adidas.com/y-3/

De la merde

décembre 14, 2007 by Cuisto  
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Merde! est une marque suédoise avec un nom étonnamment français, et pas n’importe lequel… Ne prenez pas cet air constipé, ces Suédois font seulement dans ce nouveau genre de marketing, scatologique.
Sens de l’impact à destination des seuls francophones, sens de l’humour boréal…. Bref.
Ces fanas de l’étron font tout sauf de la merde : les matières sont très bien choisies, les détails étudiés de près. Seulement six couleurs utilisées, pas de graphisme merdique, tout le sens de la sobriété arctique.
 
Certes, Merde! ne révolutionnera jamais le marché, surtout pas d’ailleurs, avec ce genre preppy, néo dandies cardigan etc., on peut au moins leur reconnaître leur sens pas très cul serré protestant du slogan.
A côté d’un stylisme parfois très polaire, comme ces robes en velours d’hiver. 


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www.merde.se

La TN, mieu ke le TNT

décembre 10, 2007 by Cuisto  
Filed under Hell Yeah, Société, Vêtement

TN1
1998, la France gagne la Coupe du Monde et ceux qui vont retourner leur veste dans pas très longtemps, en sont pour l’instant à encenser le génie français black-blanc-beur…
1998, on parle encore de lascars, Air Max aux pieds.
Mais 1998, c’est aussi la date de lancement de la Nike TN1 qui en gros et pour les non initiés, signifie les fameuses «requins» (fi des des AM +, des BW etc.).
La gamme à peine lancée, une folie s’enclenche, la technologie TN se décline alors de moult façons et crée une communauté particulière de sneakerheads, les fans des «requins». Totalement refoulés par les maîtres du bon goût et les collectionneurs de modèles nobles.
D’autant plus que l’équation «requins» = racailles devient une règle des mathématiques sociales -et racaille, un mot plein d’avenir…


Et pourtant, au vu des prix pratiqués à l’époque du sommet de la TN, vers 2002, ces assimilées racailles sont tout aussi capables de se saigner pour se choper une paire rare, et les accumuler comme tout sneakerfreak…
Le marché de la TN finira par se calmer à force de contrefaçons et l’arrivée du look Star Ac’ chalala tecktonik dans les cités. Mais subsistent quelques irréductibles, parfois, hum… comment dire ? décadents : nike-tn-costla.over-blog.com

Reste à savoir si cette sorte d’hommage néo retro à la TN1 par Foot Locker va relancer le culte, moins de 10 ans après… : www.footlocker.eu

What else ?

décembre 8, 2007 by Cuisto  
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La première fois que j’ai entendu Jamel Debbouze, sur Nova à l’époque, j’ai pris ça comme une victoire, un coup de pied dans la porte blindée du spectacle pour des milliers de types comme lui. Parce que des Jamel, en banlieue il y en a au moins 2 ou 3 par cages d’escaliers et ce sont les mecs les plus drôles de France. Haut la main. Alors je cautionnais, outrancièrement même. De la série H, à Astérix et Obélix : mission Cléopâtre en passant par Le cinéma de Jamel, ou ses deux derniers spectacles, je le soutenais et le suivais. Et peu importait quand ses sketches étaient moins réussis. La critique en veilleuse. Jusqu’au Jamel Comedy Club de Canal +, où Jamel recrute les nouveaux Jamel pour faire du Jamel.

Début de la fin : ne sachant plus quoi faire en solo, il est plus facile de produire et de mettre en scène, tout en récoltant les thunes et les honneurs de découvreur. A la limite, pourquoi pas. Des gars comme Thomas N’Gijol ou Ben auraient pu ne jamais percer s’ils n’étaient pas passés par là. Mais aujourd’hui, je crois que Jamel Debbouze est loin, trop loin.Il est égérie, pour des capsules Nescafé.Des scénettes sponsorisées, visibles sur www.ladolcegustodejamel.com, en forme de pub à la cool, à la Jamel, à la jeune quoi.Dommage que rien n’y soit drôle.

Transformer toutes ses vannes en clips pathétiques pour vendre du café, je ne saisis pas l’intérêt. Même financier. L’humour doit être soluble dans l’arabica.
Trop stretto le café.