Super Maurice

novembre 29, 2007 by Cuisto  
Filed under Hell Yeah

mariotatoo500.jpg
Aussi moustachu que le biker de Village People, vêtu d’une combinaison bleue et d’une casquette rouge, le plombier préféré des «gamers» est de retour. On peut dire que ce retour a été attendu ; le voilà enfin, dans une toute nouvelle aventure. Super Mario Galaxy est là, testé et approuvé. Que dire de l’histoire ? : bah, rien ! Toujours la même : cette grosse pouf de princesse Peach se fait encore une fois enlever par l’obèse Browser et ses gros ; et bien sûr notre roi du tuyau en zinc ne se fait pas prier pour la secourir derechef. Mais oui mais c’est bien sûr, toujours la même rengaine.


supermariogalaxycover2.pngSauf qu’une nouvelle fois, les Japonais de Nintendo, après avoir porté un coup commercial fatal à leur concurrent avec leurs consoles, finissent cette année avec Super Mario Galaxy comme une cerise sur le gâteau, que dis-je, sur la bouillie informe qu’est devenue la concurrence !
Élu jeu de tous les temps, il détrône donc au passage le fameux Zelda Ocarina of time qui jusqu’à maintenant avait réussi à être le jeu le mieux noté.

La nuance entre un chef d’œuvre du jeu vidéo et un simple hit ? : le «level design» ! On se demande ce qu’ont pris ces satanés Japonais pour créer des mondes aussi beaux et des problèmes aux solutions si évidentes, qui font qu’à chaque fois tu te dis que tu es le dernier des cons…

Mais te fourre pas le doigt dans l’oeil, la difficulté augmente de façon exponentielle, n’oublie pas que c’est un super Italien moustachu, autrement dit, qu’à un certain «level», ton petit frère ou ta petite sœur va arrêter de se la péter.

Bref, voilà le type de jeu drogue, avec lequel tu ne peux pas t’arrêter avant de savoir ce qui se cache derrière la prochaine étoile. Et des étoiles, il y a de quoi faire : 121…

Prépare le collyre pour tes petits yeux et les pansements pour tes petits pouces.

Holly ollie

novembre 29, 2007 by Cuisto  
Filed under Art, Culture, Hell Yeah

ferrand1.jpg
Frank magazine, édition française, a le don pour frapper juste.
Avec la sortie de 2 planches de skate, produites par Jacques Ferrand, un des maroquiniers les plus courus de Paris, par certaines maisons du luxe bien français en particulier : l’une en croco et l’autre en autruche (en lien avec la couverture du Frank 03).

Frank, petit comme un livre de poche, n’est pas de ces magazines que l’on feuillette pour le plaisir des yeux, vite fait, avec des textes uniquement là pour justifier le statut de magazine, et le prix à payer en kiosque.

Paradoxe : inversement à la presse quotidienne généraliste, on va finir par trouver plus de contenu dans la presse «urbaine» gratuite (cf. Vice aussi) que dans celle que l’on achète.

Dans Frank en tout cas, pas de branlette sponsorisée, mais des textes souvent jouissifs comme sur les légendes urbaines, dont la kabbale spermatique du kebab. Pas de cobra ventripotent et snake du bon plan, mais l’histoire du sang de serpent. Ou un papier sur les clubs de lapins sauteurs. Etc., tout cela dans ce # 3, avec les animaux comme thème.

Avec Frank, pas 2 feuillets pour broder sur du vide, mais 10 sur la bio du maître brodeur François Lesage.

Un gratuit qui n’a pas de prix. Hors de prix, comme ces boards de Jacques Ferrand.


ferrand2.jpg
leatherboards@gmail.com

New Yorker than me

novembre 22, 2007 by Cuisto  
Filed under Hell Yeah, Vêtement

onlyny1.jpg
Only NY Clothing
… Encore une nouvelle quemar vont dire certains. Certes. Mais le créneau est différent : sobriété et punchlines. Ligne directrice affichée : New York City et seulement NYC, comme son nom l’indique.
Pas d’ethnosnobisme, juste des gamins de Manhattan -Chelsea et Upper West Side. Influences du quotidien, pas vraiment train-train vu la qualité de leur blog, pot pourri de news pro domo, photos promo et pas promo, «lifestyle» comme diraient d’autres….

Pour ce qui est de leurs textiles : retour aux basiques même s’ils ont malheureusement voulu faire un tee Alife-like et un tee et sweater Stampede-like.
Ajoute aux favoris, dans la catégorie potentiels.
www.onlynylives.com

onlyny2.jpg

Black Mafia Life

novembre 19, 2007 by Cuisto  
Filed under Cinéma, Hell Yeah, Musique

American Gangster

Pour la petite histoire, RZA, Common et T.I. sont dans le casting du très, très, très bon dernier film de Ridley Scott : American Gangster. Après les fidèles du genre, Tarantino et Rodriguez, le film de genre revient en grand avec ce film qui suit donc le cadre imposé : les origines, l’ascension et la chute du héros. Ici, Frank Lucas, importateur en direct de la blanche vietnamienne, king temporaire du Harlem opiacé de la fin des sixties et du début des seventies. Tels Scarface ou les Affranchis, Ridley Scott a pondu un classique. Celui qu’on cite toujours pour Alien ou Blade Runner revient enfin au sommet, et American Gangster a quelque chose de la force de DuellistesPour la 2è petite histoire -comme on vous le disait déjà dans notre chronique de la vraie fausse B.O. du film par Jay Z- celui qui se prend pour le boss s’est vu refuser la maîtrise des soundtracks du film.

Au bénéfice de Hank Schocklee, le petit prince du Bomb Squad derrière Eric «Vietnam» (on n’en sort pas…) Sadler, le son de Public Enemy.

wutang-2.jpgUn Hank Shocklee qui arrive et c’est assez fou, à reproduire le son vintage de la black music. Dur de faire la différence entre ses morceaux et ceux d’époque, d’Andy Hamilton et l’indépassable Do you feel me au traditionnel Bobby Womack. Un morceau de Public Enemy est forcément sur le tracklisting, pour signifier le gris horizon hors zonzon de Lucas, perdu dans ce monde nouveau, là où le crack a remplacé la came.
Nouvelle ère, nouveaux airs…